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27.10.2017

la fabrique 12 : je te regarde

je te regarde je te regarde je ne me lasse pas de te regarder à chaque instant à chaque moment je te regarde je ne cesse de te regarder à la dérobée je te regarde je te regarde quand tu marches dénudée quand tu dors allongée à mes côtés quand tu montes lentement les escaliers je te regarde je ne cesse de te regarder je te regarde quand attentive tu te maquilles le matin quand tu t'habilles d'un rien quand concentrée tu cuisines je ne me lasse pas de te regarder je te regarde je te regarde dans chacun de tes gestes quotidiens je te regarde dans l'ordinaire de nos journées je te regarde je ne cesse de te regarder étonné je ne me lasse pas de te regarder je te regarde je te regarde sourire éclater de rire je te regarde lumineuse je te regarde silencieuse perdue dans un ailleurs qui m'échappe je te regarde je te regarde je ne cesse de te regarder désarmé je te regarde je te regarde tendrement amoureusement méticuleusement longuement je ne me lasse pas de te regarder je te regarde je te regarde comme si c'était toujours la première fois je te regarde je te regarde je ne cesse de te regarder je te regarde me regarder je te regarde comme si c'était la dernière fois je ne cesse de te regarder bouleversé je te regarde je te regarde intimidé muet je ne cesse de te regarder pour ne pas oublier je te regarde je ne me lasse pas de te regarder je te regarde je te regarde je ne cesse de te regarder.

28.05.2016

la fabrique 11 : le bruit du monde

Tu as beau te perdre dans l'immensité bleue contempler le brun des algues et la ligne noire des îles au large tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure Tu as beau te noyer dans des vagues de sons électroniques te plonger dans d’éclectiques lectures éviter le flot des écrans cathodiques tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure Chaque matin tu marches un peu plus oppressé tu as beau presser le pas tenter de détourner le regard emprunter d'autres chemins où que tes pas te portent la misère du monde te rattrape la misère du monde te rattrape Chaque jour tu te demandes ce que sont devenus vos rêves tu voudrais échapper à cette lassitude qui t'envahit te glisser dans les interstices éviter la douleur de savoir mettre ce monde entre parenthèses mettre ce monde entre parenthèses Tu as beau vouloir espérer encore un peu tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde qui t'entoure tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde qui t'entoure tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde au bruit du monde au bruit du monde au bruit du monde au bruit du monde.

 

04.01.2016

la fabrique 10 : au bout de son sein

au bout de mon bras il y a ma main au bout de ma main il y a mes doigts au bout de mes doigts il y a ses doigts puis sa main puis son bras son épaule son cou sa joue et puis son sourire son sourire sur sa bouche carmin dans ma main sa main sa peau contre ma peau douce douce sa peau je voudrais la lécher sa peau je voudrais la lécher sa peau douce et laiteuse la lécher comme une boule de glace la lécher avec délectation la lécher lentement longuement la peau laiteuse de ses seins dans ma main la douceur de son sein la douceur d'une figue sur les lèvres ma langue sur son sein au bout de ma langue son sein au bout de son sein il y a le monde au bout de son sein le monde se tient là et il est laid ce monde ce n'est pas mon monde ce monde je ne veux pas voir plus loin que le bout de son sein je ne veux pas voir au-delà du bout de son sein mon monde s'arrête au bout de son sein mon monde c'est sa peau la douceur de sa peau et sa couleur aussi blanche que le lait mon monde c'est son sourire sur ses lèvres carmin mon monde c'est sa joue son cou son épaule son bras mon monde c'est sa main ses doigts et au bout de ses doigts mes doigts au bout de ma main au bout de mon bras c'est cela mon monde c'est cela mon monde.

27.12.2015

La fabrique de textes 9 : les bruits dans ma tête

ça revient ça recommence ça recommence les bruits les bruits dans ma tête ça tape ça cogne ça revient ça recommence ça recommence les bruits dans ma tête et les cris aussi je les entends je les entends les cris dans la nuit ça recommence ça recommence ça tambourine ça martèle ça couine c'est mon cerveau qui va exploser en mille petits morceaux gris et sanguinolents en mille petits morceaux qui vont s'éparpiller sur les murs blancs ça revient ça revient ça recommence ça pulse ça pulse sans cesse à l'intérieur de ma boîte crânienne des accords stridents des notes déchirantes ça vrille mes neurones ça taraude ma cervelle ça revient et cette lumière cette putain de lumière aveuglante qui va faire éclater mes globes oculaires ça revient ça recommence ça recommence ces saloperies de vagues destructrices qui labourent mon encéphale ça revient ça recommence ça recommence les bruits dans ma tête et les rires glaçants aussi je les entends ça revient ça recommence ça recommence je les entends ils arrivent je les entends ils arrivent les fantômes blancs le bruit de leurs pas résonne dans ma boîte crânienne je les entends ça revient ça revient ça recommence ça recommence les bruits les bruits dans ma tête pourquoi personne ne me croit ça revient ça revient ça revient ça recommence ça revient ça revient ça revient pourquoi personne ne me croit

03.08.2015

La fabrique de textes 8 : un été en bord de mer

Il y a ce bleu Ce bleu si bleu Ce bleu du ciel Ce bleu de la mer Il y a ce bleu Ce bleu si bleu Et l'or du sable Étincelant Aveuglant Et l'odeur des pins qui monte dans la chaleur Cette odeur de résine Entêtante Enivrante Il y a ce bleu qui sature les rétines qui envahit l'espace Ce bleu si bleu Incongru dans ce monde de souffrances Ce bleu de la mer et du ciel confondus Ce bleu si bleu Conquérant Désarmant Insolent Ce bleu D'une beauté cruelle Ce bleu si bleu Obscène.

11.06.2015

La fabrique de textes 7 : un jour je suis né

un jour

un jour je suis né

un jour je suis né dans ce monde

un jour je suis né dans ce monde sans l'avoir demandé

un jour je suis né dans ce monde sans l'avoir demandé sans être désiré

un jour dans ce monde je suis né sans être désiré

un jour dans ce monde sans être désiré

un jour sans être désiré

un jour je suis né

un jour

un jour je mourrai

un jour je mourrai dans ce monde

un jour je mourrai dans ce monde sans l'avoir demandé

un jour je mourrai dans ce monde sans l'avoir demandé sans l'avoir désiré

un jour dans ce monde je mourrai sans l'avoir désiré

un jour dans ce monde sans l'avoir désiré

un jour sans l'avoir désiré

un jour je mourrai

un jour

un

jour

je

mourrai

06.04.2015

La fabrique de textes 6 : il faut ne se conjugue ni avec rêver ni avec aimer

Il faut appeler un chat un chat Il faut dire ce que personne n'ose dire Il faut dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas Il faut être réaliste Il faut être pragmatique Il faut être moderne Il faut se défaire des idées archaïques Il faut innover Il faut libérer le travail Il faut libérer l'esprit d'entreprendre Il faut libérer l'entreprise Il faut transmettre des valeurs Il faut restaurer l'autorité Il faut responsabiliser les parents Il faut rétablir l'Ordre L'Ordre c'est important l'Ordre Il faut se serrer la ceinture Il faut faire des efforts Il faut rembourser la dette Il faut savoir être patient Il faut penser à l'avenir Il faut savoir serrer les dents Serrer les dents et se taire Serrer les dents jusqu'au sang Du sang et des larmes Il faut être sérieux Il faut que jeunesse se passe Il faut du temps au temps Il faut persister Il faut évoluer Il faut être raisonnable Il faut changer

Des « Il faut » y en a plein partout ça infeste les discours ça se propage comme la gangrène ça devient la règle obscène ça devient la charpente d'une pensée vermoulue ça sert de parapet pour protéger du vide ça sert de cache-sexe à l’absence de sens ça sent le moisi ça sent la naphtaline ça donne envie de vomir ça donne envie de fuir

J'ai envie de rêver J'ai envie d'aimer J'ai envie de soleil J'ai envie de joie J'ai envie de tendresse J'ai envie de paresse J'ai envie de rires J'ai envie de toi J'ai envie de courir J'ai envie de nager J'ai envie du goût des vagues sur ta peau J'ai envie de crier J'ai envie de danser J'ai envie de t'embrasser J'ai envie de rêver J'ai envie d'aimer

07.02.2015

La fabrique de textes 5 : je m'agrippe

Je m'agrippe je m'accroche

Je m'agrippe à la paroi

Je m'accroche je m'agrippe

Je m'accroche à la roche

Je m'agrippe je m'accroche

Je m'agrippe à toi

Je m'accroche je m'agrippe

Je m'accroche à la vie

Je m'agrippe je m’accroche

Je m'agrippe je m’accroche

J'ai peur j'ai peur du vide

J'ai peur j'ai peur de l'abîme

J'hésite j'hésite à poursuivre

J'ai le vertige de vivre

le vertige de vivre

J'ai peur j'ai peur de ton absence

J'ai peur j'ai peur de ton silence

Je m'agrippe je m’accroche

Je m'agrippe je m’accroche

Je m'agrippe je m'accroche

Je m'agrippe je m'accroche

31.01.2015

La fabrique de textes 4 : ses lèvres

Je pose un doigt sur ses lèvres Je caresse ses lèvres J'aime caresser ses lèvres Lentement Doucement J'effleure sa bouche de mes lèvres Mes lèvres sur ses lèvres Je sens son souffle son haleine J'aime sentir son souffle tout contre mes lèvres Mes lèvres frôlent ses lèvres Mes lèvres jouent avec ses lèvres Ma langue lèche ses lèvres Lentement Doucement J'aime ses lèvres lorsqu'elles sont légèrement mouillées Des gouttes de pluie sur ses lèvres Le goût salé de l'océan sur ses lèvres J'aime quand elle passe sa langue sur ses lèvres J'aime quand elle mordille ses lèvres J'embrasse ses lèvres Lentement Doucement J'aime embrasser ses lèvres Je l'embrasse à pleine bouche Bouche contre bouche Lèvres contre lèvres Salives mêlées Sa langue s'insinue dans ma bouche Langues emmêlées Nos lèvres s'unissent se confondent ne font qu'une Ses lèvres sur mes lèvres Je presse mes lèvres sur ses lèvres Ses lèvres vermeilles Ses lèvres brûlantes Ses lèvres gonflées J'aime le contact de ses lèvres sur ma nuque Ses lèvres sur mon torse Ses lèvres sur mon ventre Lentement Doucement Un sourire sur ses lèvres Lentement Doucement Je pose un doigt sur ses lèvres.

24.01.2015

La fabrique de textes 3 : écrire, ça sert ?

A quoi ça sert d'écrire ? Ça sert à quoi ça ? A qui ça sert d'écrire ? Ça sert à qui ça ? Ça sert à quoi une question comme ça ? Ça sert à qui une question comme ça ? Comme quoi ? Comme ça. Ça sert à rien une question comme ça ! Écrire ça sert à ceux qui écrivent à ceux qui lisent ceux qui écrivent à ceux qui écrivent sur ceux qui écrivent à ceux qui lisent ceux qui écrivent sur ceux qui écrivent.

Écrire écrire écrire. Je les cherche les mots je les malaxe je les mélange je les remplace je les assemble je les triture je les combine je les écorche les mots je les apprivoise je les délimite je les encadre d'espaces. Des espaces entre les mots. De blanches césures. Comme un abîme. Un abîme de mots.

Écrire ça sert à plonger dans un abîme. Écrire ça sert à ceux qui plongent dans l'abîme des mots. L'abîme me donne le vertige. Les mots me donnent le vertige. Le vertige au bord de l'abîme. Le vertige à la lecture d'un texte. D'écrire le vertige me prend. Écrire c'est comme éprouver la sensation du vertige. Écrire comme dans un déséquilibre. Écrire au bord du vide.

Il y a ceux qui écrivent pour eux, seuls dans l’abîme. Pour un autre eux-mêmes.

Il y a ceux qui écrivent pour eux et qui rêvent que les autres les lisent. Il y a ceux qui écrivent pour être lus par d'autres et qui ne sont jamais lus. Il y a ceux qui écrivent pour être lus par d'autres et qui sont beaucoup trop lus.

Il y a ceux qui vivent pour écrire et ceux qui vivent d'écrire. Il y a ceux qui rêvent d'écrire mais qui ne le font jamais. Il y a ceux qui n'ont pas de rêves et ceux qui ne s'en souviennent pas.

Il y a ceux qui écrivent industriellement ceux qui écrivent parcimonieusement ceux qui écrivent comme des forçats ceux qui écrivent dans leur lit ceux qui écrivent tôt le matin à un bureau ceux qui écrivent à la main ceux qui écrivent sur un clavier d'ordinateur ceux qui écrivent sur une grande page blanche ceux qui écrivent dans un carnet – un moleskine c'est plus élégant – ceux qui écrivent lentement ceux qui tracent les mots avec application ceux qui n'arrivent pas à se relire ceux qui écrivent peu ceux qui écrivent trop beaucoup trop ceux qui raturent qui corrigent sans cesse ceux qui écrivent d'un seul jet comme ça d'un seul coup – la MAGIE de l'écriture - ceux qui écrivent compulsivement ceux qui écrivent dans la douleur ceux qui écrivent pour ne rien dire mais qui écrivent quand même.

Il y a ceux qui n'écrivent jamais. Ils n'ont pas appris à écrire ils n'ont pas besoin d'écrire ils ne veulent pas écrire ils n'ont pas ce désir d'écrire – désir, je te désire, nous nous désirons, ils se désirent, l'absence de désir - ils n'ont rien à écrire ils ont trop à dire ils ont peur d'écrire ils n'osent pas écrire ils essaient d'écrire mais ne vont jamais au bout – au bout de l'écriture est un point ultime, au bout de l'écriture est la mort. On leur a dit qu'ils n'étaient pas faits pour écrire, on leur a fait croire qu'écrire c'était pour les AUTRES – le DON d'écrire, le GÉNIE littéraire.

Il y a ceux qui écrivent pour exister ceux qui existent en écrivant et il y a ceux qui existent tout court. Il y a ceux qui écrivent pour donner des leçons AAAAH les DONNEURS de LEÇONS les FAUDRAIT QU'ON et ron et ron petit patapon !

Il y a ceux qui écrivent des chansons chansons tristes chansons d'amour, chansons réalistes chansons populaires chansons sur un air d'accordéon sur un air de bandonéon chansons sans prétention chansons délicates chansons fragiles chansons romantiques chansons nostalgiques chansons comiques chansons érotiques chansons révolutionnaires chansons éphémères.

Il y a ceux qui sont des poÊtes ceux qui sont des pouets ceux qui poétisent ceux qui sottisent ceux qui écrivent des textes légers légers comme des bulles de savon qui volent au gré du vent ceux qui écrivent des textes qui font rêver des textes qui font voyager des textes qui font pleurer des textes à mourir de rire des textes à mourir d'ennui.

Il y a ceux qui écrivent des listes des listes de course des listes de choses à faire des listes d'invités des listes de blessés des listes de morts des listes pour ne pas oublier des pense-bêtes et des pense-ânes aussi parce qu'il y en a énormément des ânes mais des abbesses beaucoup moins.

Il y a ceux qui écrivent des lettres des lettres d 'amour des lettres d'adieux des lettres pour ne rien dire des lettres qui sont des appels au secours des lettres qui s'égarent des lettres que personne ne lit des lettres conservées précieusement en paquets attachés avec du satin rose des lettres dissimulées des lettres de rupture des lettres tâchées de larmes des lettres parfumées des lettres de refus des lettres anonymes des lettres d'excuse des lettres de remerciement des lettres de licenciement des lettres qui désespèrent.

Il y a ceux qui écrivent pour manger ceux qui dévorent ce que d'autres ont écrits pour manger et ceux qui dans l'indifférence meurent de faim.

Et vous dans tout ça ? Moi je sais pas j'écris j'écris. AU FOU ! AU FOU ! AU FOU ! je plie je tords je lamine j'usine j'assemble je façonne je forge ET LE BEAU ? LE BEAU ! LE BEAU ! je mécanique sans intention esthétique je rabote je polis je coupe j'agence je colle des mots les uns à côté des autres je cimente j'attache des lettres je comble des vides je bricole j'artisane je fabrique en équilibre en équilibre au bord d'un abîme. L'abîme des mots. L'abîme de la vie.

13.01.2015

La fabrique de textes 2 : bouillie

J'ai les idées en bouillie comme de la purée de la purée de pommes de terre des pommes de terre cuites à l'eau des pommes de terre écrasées passées moulinées avec un vieux moulin en fer comme celui de ma grand-mère des pommes de terre mélangées avec du lait et une noix de beurre salé c'est bon la purée de pomme de terre quand elle est faite maison avec une noix de beurre salé c'est bon la purée de pomme de terre mélangée avec du gruyère ça s'étale dans l'assiette avec le dos de la cuillère ça remplit la bouche ça s'infiltre dans tous les interstices ça se répand partout ça dégouline la purée de pommes de terre ça sort de la bouche comme de la mousse ça gicle entre les dents c'est plus ou moins pâteux c'est plus ou moins liquide c'est plus ou moins compact la purée de pommes de terre avec une noix de beurre salé et du gruyère et une pincée de muscade en poudre et quelques grains de poivre plus c'est compact moins ça dégouline la purée de pommes de terre plus c'est inconsistant plus ça s'étale la purée de pommes de terre plus il y en a dans l'estomac moins il y en a dans l'assiette de la purée de pommes de terre purée de moine j'ai les idées en bouillie c'est bon la purée de moine avec du lait une noix de beurre salé quelques grains de poivre une pincée de poudre de muscade et du gruyère râpé c'est bon la purée je vous le dis j'ai les idées en bouillie.

16.11.2014

La fabrique de textes 1 : suis-je assez clair ?

e x p l i q u e r

é c l a i r c i r

rendre clair donner de la

c l a r t é

et si je ne comprenais pas

ce que précisément j'explique 

comment expliquer ce que j'explique ?

l'explication doit cesser

oui mais la c l a r t é

suis-je assez clair ?

lueur OUI lueur

entrevoir une lueur

c'est facile à comprendre NON ?

voir clair

les faits sont clairs – pour qui ?

c l a r t é c l a i r

enfin

c'est clair comme de l'eau de roche

c'est clair comme de l'eau de source

c'est clair comme de l'eau de boudin

c'est clair comme de

c'est clair et net

c'est clair

NON ? NON ?

c l a r t é

clarté cognitive cog ni ti ve COG NI TI VE

COG NI QUOI

e x p l i c i t e e x p l i c i t e r

transparence

croyance mythe

c l a r t é OUI mais OUIII

c l a r t é

suis-je assez clair ?