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14.04.2019

love journey 4

Tes mains me manquent. Chaudes, douces,

posées tendrement sur mes hanches. 

Et tes yeux aussi. Pas ton visage,

ni ton dos, tes yeux. Tes yeux

de loup.

 

24.03.2019

Concision 87

Au creux de ma main

la rondeur de son sein.

Apaisée elle dort.

10.03.2019

Concision 86

Dans ses cheveux d'or

des fils d'argent désormais

Ensemble vieillir.

10.02.2019

love journey 3

Cette nuit j’ai rêvé. J’ai rêvé de toi. Et de moi.

Tu étais à l’extrémité d’un long couloir. Je marchais vers toi. Tu me regardais et tu avançais vers moi.

Arrivés à la hauteur de l’ascenseur central, nous nous sommes enlacés sans une parole. Je ne sais comment mais nous flottions et tournions dans l’air.

J’ai senti la chaleur de ta peau. Tu étais nu et moi aussi. Nos corps s’effleuraient à peine. Je ne voyais plus rien autour de nous. Je ne voyais que tes yeux. Tes yeux de loup.

20.01.2019

love journey 2

Un jour tu me surpris à te regarder

je regardais ta bouche aux lèvres ourlées, le tracé de ton nez et tes yeux

tes yeux où parfois les paillettes d’or éclipsent le vert de l’iris tes yeux de loup tes yeux où je lisais l’homme que tu es

tu es un homme différent tu es un homme sérieux

à chaque fois que je te dis cela je provoque ton sourire tu me dis être un homme ordinaire

non tu n’es pas un homme ordinaire

tu es l’homme qui m’a respecté, l’homme qui n’a rien exigé, l’homme qui m’a attendu, l’homme qui m’aime telle que je suis

je regarde tes lèvres, tes mains dont je sais seule la douceur et tes yeux tes yeux de loup

je te regarde esquisser ce sourire si particulier quand tu sais que je te regarde

non tu n’es pas un homme ordinaire

tu es l’homme que j’aime.

13.01.2019

Concision 85

Nouvelle année première gelée

En terre les cendres de ma mère

ont rejoint celles de mon père.

24.11.2018

love journey 1

je me tenais nue debout dans la lumière qui inondait la chambre

le dos tourné à contre-jour offerte à ton regard

intimidée de mes mains j’avais couvert mes seins

je n’osais me risquer à ton regard

j’avais peur

tu l’ignorais

 

paradoxalement il est plus facile de livrer sa nudité

à ces hommes qui ne connaissent que la convoitise

à ces hommes imbus d’eux-mêmes qui ne sont rien

être une autre soi-même détachée de la scène

sans être aimée sans risque d’aimer sans risque d’être abandonnée

cela tu l’ignorais aussi

 

je me tenais nue debout dans la lumière

qui inondait la chambre

le dos tourné à contre-jour offerte à ton regard

tes baisers timides au creux de mes reins me firent frissonner

et tes mots furent douces caresses sur ma peau

je m’abandonnais à la chaleur de tes mains émues

elles étaient amoureuses

j’étais apaisée

je t’avais enfin trouvé.

21.10.2018

Résidence d’été

le portail d’abcès de rouille

grince

sur les marches de l’escalier

deux chaises d’été attendent

délaissées

 

dans le jardin abandonné

les marguerites sont éteintes et le ruisseau

s’est tu

 

les volets

clos de silence

ne cachent que le miroir piqué

où tu esquissais un sourire

de rouge fardé

 

il ne reste que des ombres

surgies de cadres aux dorures fanées

qui parfois peuplaient nos nuits

de douleurs

muettes

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