Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05.04.2020

Concision 97

Son mat de mes pas

dans cet espace restreint

Au loin arbres en fleurs.

02.04.2020

Concision 96

Caresse ses seins

la lumière de l'aurore

Endormie, je la regarde.

21.03.2020

Books, "A lire ou à relire" : "King Kong Théorie" by Virgine Despentes

J'avais essayé de lire plusieurs romans de Virginie Despentes. Je me méfiais aussi bien des critiques acerbes que des louanges, de l'écho rencontré dans les médias. Et puis, je crois que j'ai un problème avec les romanciers français, j'ai souvent du mal à accrocher. Pire même, j'apprécie bien souvent plus le style des traductions étrangères que le style de nos auteurs contemporains.

Je me souviens qu'une jeune femme brune rencontrée dans un café parisien à l'occasion d'un concert privé m'avait vanté "Vernon Subutex". J'avais eu du mal à achever le 1 et je n'ai même pas terminer le 2. Son premier roman ne m'avait guère enthousiasmé même si le sujet était des plus intéressants.

Bref, je ne comprenais pas pourquoi elle provoquait par ses ouvrages autant de bruit. Culte ou détestée, méprisée. Il faut se souvenir des propos d'Eric Naulleau à propos de cet ouvrage. Le citer serait lui faire un trop grand honneur. Dans quelques années qui se souviendra de ce personnage ? Que restera-t-il de lui dans l'histoire de la littérature ? Rien. 

Ce n'est pas le cas de cet essai qui, plus de 14 ans après sa sortie, garde toute sa force. Non seulement par son contenu mais aussi par son style. C'est peut-être dans cet essai que l'écriture de Despentes s'avère la plus interessante, apportant à l'intention théorique la puissance de ses mots, de ses phrases. Il y a un rythme, une voix qui vous emmène du début à la fin nous dérangeant parfois dans nos croyances, nous bousculant mais nous dévoilant les mises en scène de la féminité et de la masculinité.

Ce qui demeure à la fin de la lecture de cet essai, c'est que, par sa critique, il s'adresse à nous tous, femmes et hommes.

Indispensable.

littérature,virgine despentes

23.02.2020

Concision 95

Mort lente du jour

Silhouettes noires des pins

Au banc d'Arguin je sombre.

23.12.2019

Concision 94

Lumière d'hiver

Illumine le calcaire

Là-bas la guerre encore.

12.12.2019

love journey 6

je sais les paillettes d'or dans tes yeux et le goût du tabac sur tes lèvres

je sais la douceur de ta peau la chaleur de tes mains le charme de ton sourire d'enfant et tes mots qui m'apaisent

je sais tout cela je sais tout cela

dehors un chat surveille l'aube naissante

immobile

de la fenêtre je l'observe énigmatique statue blanche tâchée de noir

portés par le vent d'ouest des nuages viennent tâcher le rose du ciel

serait-ce de la pluie qui s'annonce ?

Énigmatique ton regard que je surprends parfois

peut-être que quelque chose te résiste quelque chose qui te fait douter

quelque chose qui te restera à jamais incompréhensible

je ne peux t'aider à trouver ce qui donnerait sens

je ne le sais pas moi-même

mais je sais ma confiance en toi

mais je sais l'amour en moi

je te regarde encore endormi je devine ton corps nu sous les draps

ce corps que mes mains redécouvrent chaque jour

j'entends le son léger de la pluie sur la vitre

le chat a disparu.

01.12.2019

Concision 93

Au pied de la stèle

Aux couleurs de novembre 

Vous enfin réunis.

17.11.2019

Concision 92

Pluie de novembre

Seul le son mat et lourd

de la terre sur le bois.

 

19.10.2019

Concision 91

Boucles du Launchpad

Comme un père son fils

Je le regarde.

06.10.2019

Books, "A lire ou à relire" :"Trouée dans les nuages" de Chi Li

Un huis clos terrible entre une jeune femme et son mari écrit par Chi Li, romancière chinoise.

Traduit du chinois par Isabelle Rabut et Shao Baoqing chez Actes Sud.

lecture,littérature,roman,chi li

 

28.09.2019

Concision 90

Le soleil d'hiver

Réchauffe le calcaire

Je veille mon père.

08.09.2019

Concision 89

Est-ce le vide

Qui s'instaure en moi ?

Froide lassitude.

17.07.2019

Books, A lire ou à relire : "Je ne peux le croire" anthologie haïkus & tankas

Cette anthologie établie par Dominique Chipot et publiée aux éditions Bruno Doucey est remarquable et bouleversante. Son titre complet dit tout "Je ne peux le croire. Fukushima Nagasaki Horishima". Recueil de haïkus et tankas de poètes contemporains connus ou non. On pourra y lire notamment les textes de Matsuo Atsuyuki, un des rescapés de Nagasaki ou ceux d'Oyama Takami qui s'éleva toute sa vie contre l'armement nucléaire.

Deux extraits pour illustrer la puissance de ces textes qui, en quelques lignes, disent bien plus que tous les discours. Quand des textes nous disent quelque chose de notre monde, de notre condition humaine, alors on comprend ce que peut signifier littérature. Fulgurance, intensité, cruelle réalité.

Sous le clair de lune

ma propre voix qui appelle

en vain mes enfants 

Matsuo Atsuyuki

A trois ans,

Ma fille sait dire "césium"...

Averse de printemps.

Mabesoone Seegan

littérature, poésie,haikus

09.06.2019

love journey 5

je m'éveille à tes mains posées sur ma peau

je sens leur chaleur effleurer mon ventre qui jamais n'a porté d'enfant qui jamais ne portera le nôtre

je m'éveille à tes mains qui effleurent ma peau dont tu dis qu'elle est plus douce que le duvet de la peau des pêches

je m'éveille à tes baisers légers sur mon corps couvert de cicatrices d'anciennes blessures que tu ignores

dans le secret de mes nuits pendant qu'apaisé tu dors je livre bataille

je livre bataille

un jour je m'éveillerai à tes mains posées sur ma peau et les fantômes auront disparu.

30.05.2019

Concision 88

Les pavés luisent

Poudre blanche sur les toits

Mes oreilles sont chaudes.

18.05.2019

Books, : A "lire ou à relire" : "Sortie parc, gare d'Ueno" de Yu Miri

Un roman de Yu Miri, magnifique, tout en légèreté, en petites touches sur le Japon contemporain. Traduit du japonais par Sophie Refle. On ne souligne jamais assez l'importance de la traduction.

Paru chez Actes Sud en 2015.

lecture,littérature,roman,yu miri

 

14.04.2019

love journey 4

Tes mains me manquent. Chaudes, douces,

posées tendrement sur mes hanches. 

Et tes yeux aussi. Pas ton visage,

ni ton dos, tes yeux. Tes yeux

de loup.

 

07.04.2019

Books, "A lire ou à relire" : "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier" de Stig Dagerman

Depuis "De la certitude" de Wittgenstein, c'est peut-être le texte le plus marquant que j'ai lu. Incontournable.

9782868693341.jpg

 

 

24.03.2019

Concision 87

Au creux de ma main

la rondeur de son sein.

Apaisée elle dort.

10.03.2019

Concision 86

Dans ses cheveux d'or

des fils d'argent désormais

Ensemble vieillir.