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22.02.2016

Déjà je sens ses ailes

je regardais les reflets d'argent mourir sur l'estran
et la lumière rasante du soir baigner ton visage
j'aurais voulu caresser ta joue effleurer tes lèvres
dans tes yeux je croyais deviner la mer
aveugle à ta souffrance dans l'ombre embusquée
je ne voyais que ton sourire illuminer l'espace
je ne voyais que ton sourire
crois-tu que nous aurons le temps
il me semble déjà sentir ses ailes frôler mon visage
bientôt le froid envahira mes membres
et le silence nu viendra nous séparer
crois-tu que nous aurons le temps
crois-tu que nous aurons le temps
de nous aimer encore un peu.

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18.02.2016

Concision 47

Au bord de ce monde
Silhouettes assises
Permanence instaurée.

05.02.2016

Concision 46

Comme un paysage
Vu d'un train ma vie défile
Grise et morne.

16.01.2016

Concision 45

Perles d'eau gelée
Au fil d'acier suspendues
Mon visage se fane.

09.01.2016

Variation 8 (dernière)

Elle au collier d'acier
Lui dénudé
d’un cercle prisonnier
Elle muette
regarde masquée
Lui désespéré
Elle déroule le fil
Lui le saisit fragile
Et tout s’efface
Ne reste que désert
Espace voilé
Abîme illimité.

04.01.2016

la fabrique 10 : au bout de son sein

au bout de mon bras il y a ma main au bout de ma main il y a mes doigts au bout de mes doigts il y a ses doigts puis sa main puis son bras son épaule son cou sa joue et puis son sourire son sourire sur sa bouche carmin dans ma main sa main sa peau contre ma peau douce douce sa peau je voudrais la lécher sa peau je voudrais la lécher sa peau douce et laiteuse la lécher comme une boule de glace la lécher avec délectation la lécher lentement longuement la peau laiteuse de ses seins dans ma main la douceur de son sein la douceur d'une figue sur les lèvres ma langue sur son sein au bout de ma langue son sein au bout de son sein il y a le monde au bout de son sein le monde se tient là et il est laid ce monde ce n'est pas mon monde ce monde je ne veux pas voir plus loin que le bout de son sein je ne veux pas voir au-delà du bout de son sein mon monde s'arrête au bout de son sein mon monde c'est sa peau la douceur de sa peau et sa couleur aussi blanche que le lait mon monde c'est son sourire sur ses lèvres carmin mon monde c'est sa joue son cou son épaule son bras mon monde c'est sa main ses doigts et au bout de ses doigts mes doigts au bout de ma main au bout de mon bras c'est cela mon monde c'est cela mon monde.

02.01.2016

Concision 44

Une année encore
Dans la rue des hommes dorment
Les têtes se tournent.

27.12.2015

La fabrique de textes 9 : les bruits dans ma tête

ça revient ça recommence ça recommence les bruits les bruits dans ma tête ça tape ça cogne ça revient ça recommence ça recommence les bruits dans ma tête et les cris aussi je les entends je les entends les cris dans la nuit ça recommence ça recommence ça tambourine ça martèle ça couine c'est mon cerveau qui va exploser en mille petits morceaux gris et sanguinolents en mille petits morceaux qui vont s'éparpiller sur les murs blancs ça revient ça revient ça recommence ça pulse ça pulse sans cesse à l'intérieur de ma boîte crânienne des accords stridents des notes déchirantes ça vrille mes neurones ça taraude ma cervelle ça revient et cette lumière cette putain de lumière aveuglante qui va faire éclater mes globes oculaires ça revient ça recommence ça recommence ces saloperies de vagues destructrices qui labourent mon encéphale ça revient ça recommence ça recommence les bruits dans ma tête et les rires glaçants aussi je les entends ça revient ça recommence ça recommence je les entends ils arrivent je les entends ils arrivent les fantômes blancs le bruit de leurs pas résonne dans ma boîte crânienne je les entends ça revient ça revient ça recommence ça recommence les bruits les bruits dans ma tête pourquoi personne ne me croit ça revient ça revient ça revient ça recommence ça revient ça revient ça revient pourquoi personne ne me croit

13.12.2015

TER 6:35

sous la morsure cruelle du gel
le calcaire cette nuit a éclaté
et le bois sous l'abri s'est fendu
ce matin de ciel bleu acier
entre mer et rails posées dérisoires
tâches bleues tâches vertes
blotties contre les fourrés
protections illusoires
tâches bleues tâches vertes
abris de toile fragiles
où dorment des hommes
sous le regard blasé
des passagers du TER de 6 heures 35
qui file.

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05.12.2015

Concision 43

Dans le ciel d'hiver
Flotte un quartier de lune
Silence assourdissant de la nuit.

28.11.2015

Concision 42

Tel bois mort son corps
disparu dans les flots gris
de mes souvenirs.

22.11.2015

Concision 41

Ciel gris d'automne
Feuilles du mûrier jaunies
Mes cheveux blanchissent.

05.11.2015

Concision 40

Rivière grise
A la dérive des corps
Évanouis les chants.

30.10.2015

Indicible

De l’arbre arracher la mousse le lierre et l’écorce

Fouiller le sombre ronger le cœur écouter la voix

des ombres

Vouloir dissoudre la mémoire

Griffer le derme oublier les visages les mains et les seins

Étouffer les cris le bruit des bottes et celui des trains

Vouloir ne plus savoir ne plus pouvoir voir

Arracher la mousse le lierre et l’écorce

Vouloir dissoudre la mémoire

Les corps ne plus dénombrer jusqu'au vertige

Fuir les regards et les miroirs

Étouffer les cris les plaintes et les pleurs

Éteindre les braises la chaux et les flammes

Dissoudre la mémoire

Ne plus avoir de mots pour dire l'effroi

Arracher la mousse le lierre et l’écorce

Fouiller le sombre ronger le cœur écouter la voix

des ombres

Vouloir dissoudre la mémoire

Et savoir que cela demeurera

Fouiller le sombre ronger le cœur écouter la voix

des ombres

Dissoudre la mémoire

Savoir avoir toujours su

Et que cela demeurera

Et que cela demeurera

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18.10.2015

Concision 39

Murs immaculés

Odeur de bitume chaud

Maquillée la misère.

10.10.2015

est-ce cela le monde où nous devons vivre

J'ai suivi le chemin des douaniers

celui qu'autrefois tu aimais emprunter

j'ai descendu les marches taillées dans la roche noire

regardé la mer grise à peine ridée

ça et là dérivaient des lambeaux d'algues brunes

au large

on devinait de sombres langues de terre

les îles sous la pluie

j'ai foulé l'or éteint de la crique qui glaçait mes pieds nus

est-ce cela le monde où nous devons vivre

une plage pour seul tombeau

j'ai laissé la mer lécher mes chevilles

elle ne me réchauffait plus comme avant

quand tu suivais le chemin côtier

j'ai laissé l'écume se déposer sur ma peau

et j'ai attendu que l'obscurité tombe

le vent mordait mon visage

au large on devinait quelques lumières tremblantes

est-ce cela le monde où nous devons vivre

la mer pour unique linceul

j'ai laissé la nuit dissoudre mes derniers espoirs

longé la grève pris le sentier côtier

celui qu'autrefois tu aimais emprunter en me tenant la main

et des gouttes d'eau mouillaient mon visage

et des gouttes d'eau mouillaient mon visage

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26.09.2015

Concision 38

Sphère jaunâtre

dans la brume suspendue

Sous son regard mes rides.

12.09.2015

Concision 37

Plus cruel qu'endurer

chaque jour qui vient

Un horizon de désespoir.

31.08.2015

Concision 36

Odeur de varech

Les yeux clos reposant seul

A l'envers du monde.

21.08.2015

Postcard 4 : Books & Poems "L'anniversaire de la salade" TAWARA Machi

poème,poésie,tanka,littérature,machi tawaraEn 1987, le recueil de tankas "L'anniversaire de la Salade" est publié au Japon et rencontre un succès inattendu pour un premier ouvrage de poésie. Machi TAWARA a, depuis ce premier ouvrage, publié d'autres recueils de tankas. Cet ouvrage est disponible à un prix modique dans la collection poche des Éditions Philippe Picquier, incontournable éditeur pour qui s'intéresse à la littérature japonaise. La traduction de l'ouvrage a été réalisée par Yves-Marie Allioux.