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10.09.2016

Concision 64

Par les pulsations

de mon cœur dans la pénombre

Le silence irradié.

 

30.08.2016

J'ai longé le mur

j'ai longé le mur

évité les ombres

contemplé la lumière crue

sur les tombes

mordu la chair d'une figue

de celles que tu aimais

celles à la chair rouge

mes gencives saignaient

de ce sang éclatant

qui enfant me terrifiait

j'ai attendu que les étoiles trouent le ciel

une douce chaleur montait des pierres

j'ai suivi l'allée de graviers

fermé la porte des souvenirs

longé le mur

évité les ombres

mes gencives saignaient

mes gencives saignaient

 

(Texte initialement mis en ligne le 5 juillet 2015)

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10.08.2016

Aurore

Ce sera l’un de ces matins de rosée

tu seras toute chaude endormie

la fenêtre sera grande ouverte au bruit

des vagues sur les rochers

le soleil à peine levé dansera léger

sur tes lèvres offertes entrouvertes

sur ta main dans tes cheveux égarée

Ce sera l’un de ces matins de rosée

ta peau aura encore l'odeur de l'été

j’attendrai que tu sois éveillée

et je te regarderai.

 

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30.07.2016

Concision 63

Une goutte de pluie

Sur l'arête de mon nez

Si courte la vie.

 

23.07.2016

Concision 62

Inscrite sur ma chair

Une cicatrice infime

Trace ton absence.

 

19.06.2016

Concision 61

Immobile droite

Bras ballants face aux gradins

Elle les regarde.

 

05.06.2016

Concision 60

Cuivrée ce matin-là

Était la peau de ses seins

Souvenir ancien.

 

28.05.2016

la fabrique 11 : le bruit du monde

Tu as beau te perdre dans l'immensité bleue contempler le brun des algues et la ligne noire des îles au large tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure Tu as beau te noyer dans des vagues de sons électroniques te plonger dans d’éclectiques lectures éviter le flot des écrans cathodiques tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure tu ne parviens plus à oublier le monde qui t'entoure Chaque matin tu marches un peu plus oppressé tu as beau presser le pas tenter de détourner le regard emprunter d'autres chemins où que tes pas te portent la misère du monde te rattrape la misère du monde te rattrape Chaque jour tu te demandes ce que sont devenus vos rêves tu voudrais échapper à cette lassitude qui t'envahit te glisser dans les interstices éviter la douleur de savoir mettre ce monde entre parenthèses mettre ce monde entre parenthèses Tu as beau vouloir espérer encore un peu tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde qui t'entoure tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde qui t'entoure tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde tu ne parviens plus à échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde échapper au bruit du monde au bruit du monde au bruit du monde au bruit du monde au bruit du monde.

 

26.05.2016

Concision 58

Lumière d'orage

Fleurs roses du magnolia

Le temps se repose.

 

14.05.2016

Concision 57

Au geste de sa main

L'espace un instant dilaté

Le temps suspendu.

 

03.05.2016

Concision 56 :

Sa vie pour oreiller

Un homme dort sur un banc

Grouillement de la ville.

 

30.04.2016

Du train soudain

Du train soudain
le golfe à la vue s'offre
la mer étale
d'argent sans une ride
à l'horizon s'unit
au ciel de nuages gris
et cette lumière
qui irradie  la baie
et cette lumière
qui irradie l'océan
elle est je crois
semblable à celle
qui caressait ton corps nu
disparue soudain
cette lumière  qui me hante

 

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24.04.2016

Concision 55

Première tulipe

Rouge comme sang séché

Elle veille solitaire.

 

14.04.2016

Concision 54

J'inspire profondément

L'air froid emplit mes poumons

Toujours vivant.

 

09.04.2016

Aucune photographie

Je m’allonge sur le sable des jours à la recherche de la lumière sur ta peau
la texture de ta peau     sensation disparue de mes doigts
pourtant je l’ai si souvent caressée ta peau
si souvent parcourue     si souvent effleurée
de ma langue de mes lèvres de l’extrémité de mes phalanges

Dire cela      dire     « ta peau »     est devenu presque inconcevable
dire     « ta peau »     est de l'ordre de l'effort phonatoire
oser dépasser le silence muré
je ne parviens plus à penser     « ta peau »
j'ai peur de ne plus parvenir à te penser     « toi »

Je m’allonge à la recherche de ton empreinte sur mes rétines usagées
mes dents grincent au flou de ton sourire qui s'est fané
seules trois images fixes – je mesure à présent combien tu déjouais mes tentatives – ont réussi à te capturer

Sur l'une - prise de suffisamment loin pour te surprendre - on devine à peine ton visage la peau de ton corps a le cuivre de l'été     tu es au bord d'un torrent tes cheveux sont mouillés     la couleur de tes yeux n'est pas visible ni celle de tes lèvres tes lèvres qui m'embrassaient     chaudes    humides tes lèvres dont je ne sais plus le goût

Sur les deux autres tu marches de dos – ne pas donner prise - tes cheveux sont libres ils étaient blonds et longs tu portes un jean une marinière des baskets blanches – à l'époque je crois que c'était à la mode mais tu te moquais de la mode
la courbe de tes hanches n'est que sensualité – tout du moins je veux la concevoir comme telle  ces hanches où s'arrimaient mes mains

Insolente beauté minérale

Je m'allonge sur le sable des années à la recherche de cette lumière si particulière qui le soir inondait la baie et la digue de pierres maçonnées où nous marchions
cette lumière je l'espère toujours
à chaque fois que je longe le golfe entre mer et marais
à chaque fois que la brise qui caresse les roseaux me rappelle ton souffle
ton souffle qui peuplait mes nuits

Une quête apaisée

Comprendre bien après     quand l'absence s'est installée au creux des années
la béance infinie du manque
accueillir la douleur l'accepter pour douce compagne

« Aucune photographie » disais-tu
Ne pas être par les grains d’argent emprisonnée à jamais ne pas être comme déjà morte

 

Demeurer présente

Intensément

 

Je m'allonge sur le sable des années je fouille ma mémoire à la recherche de vieux souvenirs
j'ai peur j'ai peur de ne plus parvenir à te penser    « toi »

« Aucune photographie » disais-tu « Aucune photographie »

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