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MB&P : Music Books And Poems - Page 50

  • Song of the Day & EP of the Month : "Blue" & "Common Sense" by Viagra Boys

    Je monte le volume, dès les premières notes, "Blue" des Viagra Boys s'empare de l'espace. Et cette voix ! Ah je veux aller en Suède me plonger dans ce rock terriblement addictif  ! Extrait du dernier EP "Common Sense" paru en 2020. 4 titres aussi bons les uns que les autres ! Un régal ! 

    Leur premier album "Street Worms" paru en 2018 est aussi une pépite. Il n'y a qu'à écouter "Just Like You" pour découvrir que ces suédois ne se contentent pas de quelques trucs basiques. On découvrira dans cet opus des irruptions superbes de saxo, des lignes de basse obsédantes ! Non, le rock n'est pas mort, il est éclatant du côté du Nord !

     

  • Songs of the Week :"Bien certain" & "Sans l'oublier" by Ezechiel Pailhès

    Deux chansons extraites du prochain album d'Ezechiel Pailhès ce matin. Je me laisse porter par cette douce mélancolie, ces mélodies, ce chant au service de la musicalité des textes. Outre les chansons qu'il écrit, Ezechiel Pailhès met en musique les vers de William Shakespeare ("Bien certain"), Victor Hugo, Pablo Neruda et de la poétesse Marceline Desbordes-Valmore ("Sans l'oublier " entre autres). Cette dernière fut la pionnière du romantisme. Elle influença notamment Verlaine et fut la poétesse précurseuse de la poésie française moderne. 

    "...nous sommes du même pays, Madame, du pays des larmes et de la misère." écrivait Honoré de Balzac.

  • Song of the Week : "Shine" by Yael Naim

    Ce matin, pendant que ma princesse travaille à distance dans une autre pièce je me laisse porter par la voix magique de Yael Naim.

    Par la fenêtre, je vois le ciel toujours aussi bleu. Les rues sont désertes. Sensation étrange que d'entendre ce chant se déployer dans ce calme apparent.

    Chanson extraite du dernier album "nightsongs" paru récemment.

     

  • On my turntable this week (5) & Album of the Month(2) : "Luxe Misère" by Sages comme des sauvages

    J'ai reçu le double LP "Luxe Misère" de Sages comme des sauvages quelques jours avant le confinement. Je ne l'avais pas encore ouvert. Après avoir travaillé à distance depuis ce matin, les deux galettes tournent sur la platine. P.... que ça fait du bien ! Ah ces deux-là m'avaient enthousiasmé lors de la sortie de leur premier opus "Largue la peau" . Je l'avais chroniqué à l'époque. Et puis, ils avaient accepté un entretien du temps où j'avais un peu de temps. En me "taclant" au passage sur l'emploi du terme "projet". Ils avaient bien raison !

    Avec "Luxe Misère" tout est annoncé et, si la musique et le rythme sont fréquemment entraînants et ont des accents de joie, il convient de prêter une oreille aux textes qui sont bien plus graves que cela pourrait paraître. Je me souviens que mon directeur de mémoire de 3e cycle m'avait dit un jour pour que je rectifie le tir : "De la légèreté dans l'écriture ! Y compris dans l'écriture scientifique, vous pouvez être léger et sérieux !" C'était un passionné de littérature. Il considérait que celle-ci nous disait beaucoup sur notre monde. Bien plus que la science en de nombreux domaines. 

    Avec c'est Comme des sauvages, c'est quelque chose de comparable qui m'enchante : une forme de fraîcheur et de légèreté.

    Un double LP avec deux titres bonus à découvrir absolument. Vivement que j'ai l'occasion de pouvoir les écouter sur scène un jour !

    Quelques-uns de mes titres préférés :

     

     

     

  • Books, "A lire ou à relire" : "King Kong Théorie" by Virgine Despentes

    J'avais essayé de lire plusieurs romans de Virginie Despentes. Je me méfiais aussi bien des critiques acerbes que des louanges, de l'écho rencontré dans les médias. Et puis, je crois que j'ai un problème avec les romanciers français, j'ai souvent du mal à accrocher. Pire même, j'apprécie bien souvent plus le style des traductions étrangères que le style de nos auteurs contemporains.

    Je me souviens qu'une jeune femme brune rencontrée dans un café parisien à l'occasion d'un concert privé m'avait vanté "Vernon Subutex". J'avais eu du mal à achever le 1 et je n'ai même pas terminer le 2. Son premier roman ne m'avait guère enthousiasmé même si le sujet était des plus intéressants.

    Bref, je ne comprenais pas pourquoi elle provoquait par ses ouvrages autant de bruit. Culte ou détestée, méprisée. Il faut se souvenir des propos d'Eric Naulleau à propos de cet ouvrage. Le citer serait lui faire un trop grand honneur. Dans quelques années qui se souviendra de ce personnage ? Que restera-t-il de lui dans l'histoire de la littérature ? Rien. 

    Ce n'est pas le cas de cet essai qui, plus de 14 ans après sa sortie, garde toute sa force. Non seulement par son contenu mais aussi par son style. C'est peut-être dans cet essai que l'écriture de Despentes s'avère la plus interessante, apportant à l'intention théorique la puissance de ses mots, de ses phrases. Il y a un rythme, une voix qui vous emmène du début à la fin nous dérangeant parfois dans nos croyances, nous bousculant mais nous dévoilant les mises en scène de la féminité et de la masculinité.

    Ce qui demeure à la fin de la lecture de cet essai, c'est que, par sa critique, il s'adresse à nous tous, femmes et hommes.

    Indispensable.

    littérature,virgine despentes