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06.03.2016

Concision 50

Lit aux draps froissés
Odeur de cheveux mouillés
Premier café noir.

03.03.2016

Concision 49

Douceur de février
Rose des premières fleurs
La ville paresse.

25.02.2016

Il ne me reste que cela

La mer          noire
et l'écume crachée par les vagues         blanche

Le bleu-vert           de tes veines
qui affleurait
sous la peau diaphane de tes avant-bras

Il ne me reste que cela

Ni ton visage
ni ton sourire qui irradiait l'espace
ne viennent désormais hanter l'ordinaire de mes nuits

Et le gris du ciel qui dévorait la lumière
Et le rose pâle de tes ongles à l'extrémité de tes phalanges

Il ne me reste que cela

Rongée par le sel des années
de ma mémoire rétinienne tu disparais

Mais la béance est             là
                                                  douloureuse            infinie.

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Concision 48

Matin d'hiver
Goût mentholé du dentifrice
Mes tempes blanchissent.

22.02.2016

Déjà je sens ses ailes

je regardais les reflets d'argent mourir sur l'estran
et la lumière rasante du soir baigner ton visage
j'aurais voulu caresser ta joue effleurer tes lèvres
dans tes yeux je croyais deviner la mer
aveugle à ta souffrance dans l'ombre embusquée
je ne voyais que ton sourire illuminer l'espace
je ne voyais que ton sourire
crois-tu que nous aurons le temps
il me semble déjà sentir ses ailes frôler mon visage
bientôt le froid envahira mes membres
et le silence nu viendra nous séparer
crois-tu que nous aurons le temps
crois-tu que nous aurons le temps
de nous aimer encore un peu.

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21.02.2016

Books : "Si le rôle de la mer est de faire des vagues..." by Kim Yeon-su

littérature,roman

Où il est question de six cartons de vingt-cinq kilos contenant toute l'enfance de Camilla,

d'une photographie et de la quête d'une mère naturelle,

du retour à Jinnam, ville côtière de Corée du Sud,

d'une silhouette juchée au sommet d'une grue,

de silences et de secrets,

d'Emily Dickinson

et d'amour.

Poésie et sensibilité dans une traduction qu'on devine réussie.

Si le rôle de la mer est de faire des vagues... Kim Yeon-su. Traduit du coréen par  Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel. Éditions Philippe Picquier.

18.02.2016

Concision 47

Au bord de ce monde
Silhouettes assises
Permanence instaurée.

05.02.2016

Concision 46

Comme un paysage
Vu d'un train ma vie défile
Grise et morne.

28.01.2016

Books : Deux polars, deux héros récurrents Charlie Resnick et Erik Winter

Je n'avais pas signalé de romans depuis bien longtemps. Non pas que je ne lise plus. Non. Juste une question de temps. Deux polars donc, avec deux héros récurrents. L'un vit à Nottingham, l'autre en Suède. Resnick et Winter, deux policiers amateurs de jazz. Deux séries où les questions de société ne sont jamais absentes.

Avec une mention particulière pour "Ténèbres, Ténèbres" de John Harvey qui clôt les aventures de son inspecteur Charlie Resnick, personnage attachant, épris de justice, souvent désabusé.

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16.01.2016

Concision 45

Perles d'eau gelée
Au fil d'acier suspendues
Mon visage se fane.

09.01.2016

Variation 8 (dernière)

Elle au collier d'acier
Lui dénudé
d’un cercle prisonnier
Elle muette
regarde masquée
Lui désespéré
Elle déroule le fil
Lui le saisit fragile
Et tout s’efface
Ne reste que désert
Espace voilé
Abîme illimité.

04.01.2016

la fabrique 10 : au bout de son sein

au bout de mon bras il y a ma main au bout de ma main il y a mes doigts au bout de mes doigts il y a ses doigts puis sa main puis son bras son épaule son cou sa joue et puis son sourire son sourire sur sa bouche carmin dans ma main sa main sa peau contre ma peau douce douce sa peau je voudrais la lécher sa peau je voudrais la lécher sa peau douce et laiteuse la lécher comme une boule de glace la lécher avec délectation la lécher lentement longuement la peau laiteuse de ses seins dans ma main la douceur de son sein la douceur d'une figue sur les lèvres ma langue sur son sein au bout de ma langue son sein au bout de son sein il y a le monde au bout de son sein le monde se tient là et il est laid ce monde ce n'est pas mon monde ce monde je ne veux pas voir plus loin que le bout de son sein je ne veux pas voir au-delà du bout de son sein mon monde s'arrête au bout de son sein mon monde c'est sa peau la douceur de sa peau et sa couleur aussi blanche que le lait mon monde c'est son sourire sur ses lèvres carmin mon monde c'est sa joue son cou son épaule son bras mon monde c'est sa main ses doigts et au bout de ses doigts mes doigts au bout de ma main au bout de mon bras c'est cela mon monde c'est cela mon monde.

02.01.2016

Concision 44

Une année encore
Dans la rue des hommes dorment
Les têtes se tournent.

27.12.2015

La fabrique de textes 9 : les bruits dans ma tête

ça revient ça recommence ça recommence les bruits les bruits dans ma tête ça tape ça cogne ça revient ça recommence ça recommence les bruits dans ma tête et les cris aussi je les entends je les entends les cris dans la nuit ça recommence ça recommence ça tambourine ça martèle ça couine c'est mon cerveau qui va exploser en mille petits morceaux gris et sanguinolents en mille petits morceaux qui vont s'éparpiller sur les murs blancs ça revient ça revient ça recommence ça pulse ça pulse sans cesse à l'intérieur de ma boîte crânienne des accords stridents des notes déchirantes ça vrille mes neurones ça taraude ma cervelle ça revient et cette lumière cette putain de lumière aveuglante qui va faire éclater mes globes oculaires ça revient ça recommence ça recommence ces saloperies de vagues destructrices qui labourent mon encéphale ça revient ça recommence ça recommence les bruits dans ma tête et les rires glaçants aussi je les entends ça revient ça recommence ça recommence je les entends ils arrivent je les entends ils arrivent les fantômes blancs le bruit de leurs pas résonne dans ma boîte crânienne je les entends ça revient ça revient ça recommence ça recommence les bruits les bruits dans ma tête pourquoi personne ne me croit ça revient ça revient ça revient ça recommence ça revient ça revient ça revient pourquoi personne ne me croit

13.12.2015

TER 6:35

sous la morsure cruelle du gel
le calcaire cette nuit a éclaté
et le bois sous l'abri s'est fendu
ce matin de ciel bleu acier
entre mer et rails posées dérisoires
tâches bleues tâches vertes
blotties contre les fourrés
protections illusoires
tâches bleues tâches vertes
abris de toile fragiles
où dorment des hommes
sous le regard blasé
des passagers du TER de 6 heures 35
qui file.

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