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09.04.2016

Books : "Ma vie palpitante" by Kim Ae-ran

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Un roman sensible et écrit avec délicatesse de l'auteure coréenne Kim Ae-ran. Traduit par Lim Yeong-hee et Françoise Nagel, Editions Philippe Picquier.

Où il est question de l'amour de deux parents pour leurs fils Areum atteint de progéria, maladie génétique extrêmement rare qui provoque un vieillissement accéléré.

PROLOGUE

Mes parents avaient seize ans quand ils m'ont eu.
J'ai eu seize ans cette année.
Je ne sais pas si je vivrai jusqu'à mes dix-huit ans.
Ce n'est pas à moi de décider.
Je ne suis sûr que d'une chose : il me reste peu de temps.

Pendant que les autres enfants grandissent,
Moi, je vieillis.
Pour moi, chaque heure compte comme un jour.
Chaque mois, comme une année.
Aujourd'hui, je suis plus vieux que mon père.

Mon père voit en moi l'homme qu'il sera à quatre-vingts ans.
Je vois en lui l'homme que je ne serai jamais à son âge.
Le futur qui ne sera pas et le passé qui n'a pas été,
Face à face, s'interrogent l'un l'autre :
Seize ans est-il un bon âge pour avoir un enfant ?
Trente-deux est-il un bon âge pour le perdre ?

Mon père me demande ce que j'aimerais être
Si j'avais une seconde chance de naître.
Je voudrais être toi, père !

Pourquoi moi ? il y a mieux, tu ne crois pas ?
J'aimerais renaître à ta place et avoir un enfant comme moi
Pour pouvoir comprendre ce que tu ressens.
J'ai un peu honte de ma réponse.
Mon père pleure.

Ceci est l'histoire de très jeunes parents et de leur très vieil enfant.

07.04.2016

Concision 53

Casqués minuscules

Dans la poussière des hommes

Passé désossé.

 

28.03.2016

Concision 52

Le son de la pluie

Occupe l'espace entier

De mes insomnies.

27.03.2016

Un grand sac

J’ai pris

ton sourire ta bouche et puis tes désirs

J’ai volé

tes mots tes mains et puis ta douce peau

J’ai rangé

tout cela dans un grand sac

Et je suis parti

oubliant tes pleurs

J’ai toujours été

un piètre voleur.

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26.03.2016

Concision 51

Dans l'odeur du soir
Le silence des corps nus
L'absence bientôt.

06.03.2016

Concision 50

Lit aux draps froissés
Odeur de cheveux mouillés
Premier café noir.

03.03.2016

Concision 49

Douceur de février
Rose des premières fleurs
La ville paresse.

25.02.2016

Il ne me reste que cela

La mer          noire
et l'écume crachée par les vagues         blanche

Le bleu-vert           de tes veines
qui affleurait
sous la peau diaphane de tes avant-bras

Il ne me reste que cela

Ni ton visage
ni ton sourire qui irradiait l'espace
ne viennent désormais hanter l'ordinaire de mes nuits

Et le gris du ciel qui dévorait la lumière
Et le rose pâle de tes ongles à l'extrémité de tes phalanges

Il ne me reste que cela

Rongée par le sel des années
de ma mémoire rétinienne tu disparais

Mais la béance est             là
                                                  douloureuse            infinie.

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Concision 48

Matin d'hiver
Goût mentholé du dentifrice
Mes tempes blanchissent.

22.02.2016

Déjà je sens ses ailes

je regardais les reflets d'argent mourir sur l'estran
et la lumière rasante du soir baigner ton visage
j'aurais voulu caresser ta joue effleurer tes lèvres
dans tes yeux je croyais deviner la mer
aveugle à ta souffrance dans l'ombre embusquée
je ne voyais que ton sourire illuminer l'espace
je ne voyais que ton sourire
crois-tu que nous aurons le temps
il me semble déjà sentir ses ailes frôler mon visage
bientôt le froid envahira mes membres
et le silence nu viendra nous séparer
crois-tu que nous aurons le temps
crois-tu que nous aurons le temps
de nous aimer encore un peu.

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21.02.2016

Books : "Si le rôle de la mer est de faire des vagues..." by Kim Yeon-su

littérature,roman

Où il est question de six cartons de vingt-cinq kilos contenant toute l'enfance de Camilla,

d'une photographie et de la quête d'une mère naturelle,

du retour à Jinnam, ville côtière de Corée du Sud,

d'une silhouette juchée au sommet d'une grue,

de silences et de secrets,

d'Emily Dickinson

et d'amour.

Poésie et sensibilité dans une traduction qu'on devine réussie.

Si le rôle de la mer est de faire des vagues... Kim Yeon-su. Traduit du coréen par  Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel. Éditions Philippe Picquier.

18.02.2016

Concision 47

Au bord de ce monde
Silhouettes assises
Permanence instaurée.

05.02.2016

Concision 46

Comme un paysage
Vu d'un train ma vie défile
Grise et morne.

28.01.2016

Books : Deux polars, deux héros récurrents Charlie Resnick et Erik Winter

Je n'avais pas signalé de romans depuis bien longtemps. Non pas que je ne lise plus. Non. Juste une question de temps. Deux polars donc, avec deux héros récurrents. L'un vit à Nottingham, l'autre en Suède. Resnick et Winter, deux policiers amateurs de jazz. Deux séries où les questions de société ne sont jamais absentes.

Avec une mention particulière pour "Ténèbres, Ténèbres" de John Harvey qui clôt les aventures de son inspecteur Charlie Resnick, personnage attachant, épris de justice, souvent désabusé.

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16.01.2016

Concision 45

Perles d'eau gelée
Au fil d'acier suspendues
Mon visage se fane.