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23.03.2015

"Fm Biography" by Johanna Borchet : un album, une artiste à découvrir absolument

Johanna Borchet est peu connue en France à tel point qu'il est difficile de trouver son album "FM Biography" paru en 2014. C'est pourtant une artiste accomplie et reconnue en Allemagne (nominée au prix de la meilleure chanteuse jazz de l'année 2015) et au Danemark. Pianiste de formation, compositrice, chanteuse, elle est membre de deux formations, le duo Little Red Suitcase et le groupe Schneeweiss & Rosenrot, avant d'entamer une carrière solo en sortant son premier album instrumental "Orchestre Idéal" en 2012 où l'on peut y apprécier ses qualités de compositrice et de musicienne.

Son second album "Fm Biography" est composé de dix chansons où, cette fois-ci, elle est aussi présente au chant et de quelle manière ! Accompagnée de musiciens qui contribuent à la qualité de cet opus (Fred Frith à la guitare, Julian Sartorius à la batterie, Shahzad Ismaily aux synthé et à la basse notamment), Johanna Borchert propose des compositions variées mais toujours d'une grande qualité. Difficile de retenir une chanson plus qu'une autre tellement chacune donne le sentiment d'être parfaitement interprétée, arrangée. Un album qui donne un sentiment de perfection élégante, de grande maîtrise. Un album à découvrir absolument donc. En écoute sur spotify.

 

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16.03.2015

Album of the Week : "Your Dreams are Mine" by Alice Lewis

Cette semaine, plutôt que d'évoquer le nouvel album "Eléor" de Dominique A qui va, à coup sûr, faire l'objet de nombreuses critiques (élogieuses ?) dans les magazines et webzine spécialisés, je préfère évoquer d'autres sorties qui bénéficient de beaucoup moins de promotion et nous réservent d'agréables instants.

N'ayant pas encore reçu le vinyle du second album d'Orso Osenska que j'attends avec impatience et qui me semble beaucoup plus intéressant et délicat que celui du désormais consacré numéro 1 des auteurs/compositeurs par certains critiques (ah les classements ont la vie dure !), c'est donc avec le second album d'Alice Lewis que j'inaugure cette semaine de mi-mars où la lumière du printemps qui s'annonce, joue de plus en plus avec le calcaire des façades de la ville où je vis.

Si l'on semble osciller entre lumière et abîme dans ce nouvel opus, il y a, quel que soit le style des titres, un rayon lumineux : la chant d'Alice Lewis déjà découvert dans son premier album "No One Knows We're Here". Ceux qui ne s'arrêteraient qu'au titre obsédant "Ignorance Is Bliss" auraient une image bien réductrice de ce disque raffiné, varié et mariant cordes, electro, arpèges de guitare...

Si les arrangements et la production témoignent d'une grande maîtrise pour tous les titres ("Perfect Stanger" est un régal), c'est peut-être dans des chansons telles que "The Drought", "The Statue", "Where Do We Go Now" ou "Belbuoy" qu'Alice Lewis me semble atteindre des sommets.

Un album à découvrir patiemment et qui s'avère passionnant.

 

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05.03.2015

Album of the Month : "La Maison Haute" Bastien Lallemant

Les jours allongent peu à peu, le printemps approche, le paysage se fait moins sombre. J'aime les variations de lumière de ces instants, un entre-deux, un entre-jeu, pas de soleil qui vous écrase, pas de ciel définitivement voilé de gris qui vous déprime. De temps en temps, une douce averse, et puis, soudain, la chaleur du soleil sur la peau, la lumière dorée sur les murs de calcaire. Et mes pas dans l'ombre allongée du clocher qui domine la ville.

D'ombres, il est aussi question dans les chansons du nouvel album de Bastien Lallemant. Et d'amour aussi.

D'amour qui s'achève, d'amour disparu, d'amour qui se déchire, d'amour que l'on attend longuement.

De perte, d'absence et de longue nuit.

Mais cet album au livret paré de noir et de blanc est aussi inondé de lumineuse beauté, de mots habilement mariés, de compositions subtiles et élégantes.

Elégance, oui c'est l'un des qualificatifs qui s'est imposé rapidement à l'écoute de ce disque. Il y a une alchimie parfaite, quasi miraculeuse entre les paroles, les arrangements musicaux et l'interprétation proposée par Bastien Lallemant. Des chansons envoutantes, des  moments magiques, des clairs-obscurs obsédants : "Un million d'années", "Les ombres", "Longue nuit",  "L'attente".

Cet album est celui d'un artisan des mots, des mélodies, des atmosphères. Un artisan entouré de compagnons qu'ils soient aux instruments ou à la réalisation, avec des invités comme dans les repas de mon enfance où il faisait bon de partager.

Comme pour les albums de Jérôme Suzat (Cheval Blanc) ou d'Orso Jesenska, il m'est impossible d'imaginer les chansons de Bastien Lallemant chantées par un autre que lui, de penser pouvoir les écouter dans une version qui ne serait pas respectueuse de ces subtils arrangements, de ces suspensions dans le texte chanté. C'est parce qu'on a là ce que j'appelle - peut-être maladroitement - de "grandes chansons", des chansons dont le son, la couleur, les ambiances qu'elles créent ne peuvent que très difficilement être reproduits par d'autres. De grandes et belles chansons comme celles déjà citées et d'autres encore : "Un fils de Dieu", "Au loin la côte". 

Un régal, un grand album, un compagnon de route, un compagnon de soirée quand le soleil se couche, quand dans le ciel les étoiles vont scintiller.

 

 

 

01.03.2015

Album : "Bridges" by Eivør

Je sais que certains qui me suivent ici ou ailleurs peuvent s'étonner de me voir moins citer des chansons ou albums scandinaves depuis quelque temps. Alors, même si le rythme des sorties devient impossible à suivre, même si j'ai tellement de chansons ou d'albums dont je n'ai pas le temps de parler, je signale la parution récente d'un nouvel album "Bridges" de la chanteuse Eivør. Déjà largement connue pour ceux qui s'intéressent à la musique nordique, celle qui nous vient des îles Féroé continue de proposer des chansons où sa voix pure et claire excelle. Neuf titres donc en écoute sur spotify qui raviront ceux qui apprécient ce style. Neuf titres dont cette très belle chanson "Stories".

 

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18.02.2015

"Ten Love Songs" by Susanne Sundfør : un album pop des plus brillants

Au risque de surprendre certains des lecteurs de ce blog, depuis ses débuts enchanteurs en 2007 avec son premier album éponyme qu'elle reprendra dans une version piano-voix, j'attends chaque disque de Susanne Sundfør, auteure-compositrice-interprète, avec impatience.

Cette artiste norvégienne me surprend toujours en variant le style de chacun de ses albums, ne s'arrêtant jamais à une forme qu'elle pourrait reproduire. Cette fois-ci, elle a décidé de consacrer son nouvel opus au thème de l'amour et propose dix chansons comme l'indique le titre.

Deux singles « Fade Away » et « Delirious » semblaient annoncer un tournant radicalement pop parfois teinté de disco. Mais l'album ne peut être réduit à ces deux titres, il comporte des compositions bien plus variées qu'on pouvait le croire. L'artiste dont l'instrument de prédilection est devenu le Fender Rhodes, démontre une capacité décapante de recherche de sons et une maîtrise des arrangements en faisant preuve d'une grande liberté. Difficile de l'enfermer dans un style particulier tant elle combine de multiples influences passant d'orchestrations symphoniques à la recherche de sons conçus spécialement sur synthétiseurs.

Susanne Sundfør ne craint pas de dérouter, toujours en tension entre pureté mélodique, pureté du chant et une créativité qui s'affranchit de toute règle, une créativité qui ose les ruptures, les assemblages complexes et les influences au sein d'un même morceau. Bien qu'elle ait travaillé en collaboration sur trois des titres de l'album, c'est elle qui marque de son empreinte la production.

Chaque titre mérite une attention particulière. Même si je n'ai pas pour habitude d'analyser en détail les morceaux d'un album privilégiant plutôt l'instantané, l'émotionnel voire le corporel qu'il procure, j'avoue que chaque écoute m'a permis de découvrir ici et là des sons, des subtilités, des arrangements qui rendent cet album passionnant. Quelques mots rapides pour passer en revue ces dix chansons.

« Darlings » ouvre l'album comme un cantique sur des notes d'harmonium  avant que s'élève le chant porté par cette voix si pure. A peine 2'39 d'une intensité remarquable achevée par quelques notes cristallines. Suit « Accelerate », titre brillant, l'un de mes préférés, par sa rythmique implacable rompu par un solo d'harmonium afin de reprendre dans une montée endiablée et s'enchaîner avec « Fade Away » qui évoque les grands jours de la pop scandinave et les influences disco d'ABBA. Puis « Silencer » s'ouvre sur des notes de guitare légères, un chant éthéré et somptueux s'élève, magnifique chanson. Le titre suivant « Kamikaze » plus résolument pop avec de multiples sons électroniques est clôturé par un passage de clavecin. Des chœurs aériens ouvrent alors « Memorial » morceau de plus de 10 minutes avec des passages d'orchestre de chambre et de piano, morceau que l'artiste dit aussi influencé par l'écoute de Mercury et de Caballé. Le second single « Delirious »  entêtant et débutant magnifiquement démontre suivi par « Slowly » combien cette artiste maîtrise la composition d'un morceau pop en jouant de multiples possibilités tant au niveau vocal (une sacrée chanteuse tout de même) que des arrangements et de la structure. L'avant-dernière chanson « Trust Me » est sans doute l'un des moments les plus intenses de l'album avant qu'il ne s'achève par le troublant et fascinant « Insects ».

Susanne Sundfør est, me semble-t-il, parvenue à traduire ses intentions en réalisant un album pop d'une rare intensité, un album nourri par de multiples références sans s'y enfermer, une pop brillante et inventive.

L'album est en écoute sur spotify.

 

14.02.2015

A découvrir : Unibox, premier album éponyme

Auteur d'un EP en 2013, le groupe Unibox délivre un premier album à découvrir. 11 titres portés par une musique délicate et par une voix féminine qui instantanément captive l'auditeur (les duos sont aussi très agréables). Unibox, ce sont aussi des textes de chanson écrites en français qui se posent avec grâce et légèreté sur des compositions claires et lumineuses. Vous trouverez ci-dessous ma sélection de chansons préférées.

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10.02.2015

Discovery & Album of the Month : Kathryn Joseph

"bones you have thrown me and blood i've spilled" est le premier album de Kathrin Joseph, artiste de Glasgow à la voix si particulière que j'avais présentée en 2014 à l'occasion de la découverte de l'un de ses titres. Difficile de disposer d'informations mais après tout ce sont les chansons qui comptent plus que tout autre considération.

L'album pourra agacer, sembler maniéré, la voix pourra énerver, le piano et les bruits de pédale pourront lasser mais on ne pourra pas reprocher à cette artiste de ne pas oser prendre des risques en proposant dix titres dans une formation minimaliste (piano,voix, basse et quelques légères percussions).

L'album ne joue pas dans la séduction facile même si le premier titre "The Bird" a pour effet immédiat d'intriguer et d'attirer l'auditeur.

Ce ne sont pas seulement ces notes de piano et cette mélodie qui vous entraînent irrémédiablement, c'est aussi ce chant si particulier, presque androgyne, et son traitement à l'enregistrement qui vous transporte dans des contrées lointaines, dans un monde magnétique. L'album recèle d'autres moments rares d'intensité telle la magnifique "the why what, baby ?". Mais les autres chansons, "the bone", "the crow", "the mouth", la superbe "the good" sont aussi à ne pas négliger. "The weary" clôture ce premier opus en montrant que les compositions de la dame sous une apparente simplicité cache bien des surprises. En dix titres Kathrin Joseph parvient à nous capturer et à à nous emporter dans des atmosphères qui peuvent provoquer parfois l'inconfort mais ne laissent jamais indifférent.

 

 

Un premier album exceptionnel qui nous change de ces productions formatées pour être vendues en supermarché et qui sont déjà oubliées à peine achetées.

L'album est en écoute et en vente sur la page bandcamp de l'artiste, je vous le recommande.

 

07.02.2015

Chronique à retardement : "La Cavale" de Robi - Longtemps j'ai résisté

Depuis ce matin, la voix de Robi me taraude, le son des machines et les notes de guitare emplissent ma boite crânienne, vrillent mon cerveau.

Longtemps j'ai résisté. Trop de chroniques élogieuses. Un succès annoncé avant même la sortie officielle de l'album.

Et puis je déteste souvent toutes ces chroniques écrites des jours voire des semaines avant la parution d'un album que vous ne pourrez écouter que bien plus tard. Elles me rendent de mauvaise humeur. La promotion, pratique désormais incontournable pour exister dans le marché culturel, fait qu'on en vient à douter de la sincérité de nombre de ces articles.

Autant dire que je ne me suis pas précipité pour écouter ce nouvel opus de la dame brune mise en scène dans de bien belles photos sur nombre de blogs. Longtemps j'ai résisté. Pourtant son précédent m'avait presque trop séduit. Ce rythme, ces paroles scandées, cette énergie presque brute, issue du plus profond. Séduit, oui. Comment pourrait-il en être autrement avec les chansons de Robi ?

J'ai risqué une première écoute profitant d'une mauvaise grippe. Rien, rien ne s'est passé. Une quasi-indifférence à l'écoute des morceaux. Je n'en croyais pas mes oreilles. C'était cela, le disque vanté partout sur tous les blogs et les revues musicales que j'épluche compulsivement ! Comme une déception amoureuse.

Alors j'ai laissé Robi et ses chansons dans un coin, en sommeil au cas où. Et puis ce matin, je récidive. Je lance la machine à fichiers, le casque collé aux oreilles, le volume monté pour exploser mes vieux tympans. Je débute par "Le chaos" et là comment dire. Je sens que ça prend, que ça monte. J'enchaîne les titres.

Robi, c'est de l'ordre du tout ou rien. Une forme de radicalité. Pas de faux semblants. C'est de l'ordre du corporel, ça te saisit les tripes, ça te noue les mâchoires, ça te vrille la tête, ça devient obsédant.

Cet album est encore plus abouti, selon moi, que le précédent. Le chant, la voix, les arrangements musicaux, les textes, la réalisation, l'ensemble composé de ces 11 titres qui atteignent des sommets, en font un disque entêtant et fascinant.

Impossible d'y résister.  

03.02.2015

EP 1 by RIEN : le dernier

J'ai découvert RIEN avec leur premier album "Requiem Pour Des Baroqueux" qui est un pur régal (Fantasia chez les Ploucs, Décalage Contrôlé et autres). Les années passent et voici que 2014 est déjà achevée, 2014 est l'année programmée pour la fin de l'activité de ce collectif de musiciens inventifs, jouissifs, uniques dans le paysage musical français. Pris dans je ne sais quelle actualité musicale sans grand intérêt au regard de l'oeuvre de RIEN, j'ai failli rater ce qui est donc leur dernier opus. Quatre titres dont en dernier "Dernières Volontés". Alors pour ceux qui ne connaissent pas ce collectif, il est encore temps de découvrir leurs albums. Ils sont disponibles sur la page bandcamp de RIEN.

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Pleïad, un groupe à découvrir

Formés de quatre musiciens, le groupe lyonnais Pleïad annonce la parution de son album "Lights in a Cave" pour le 5 mars prochain. Ce groupe n'est pas à son coup d'essai, il tourne déjà depuis un moment dans des salles et festivals et ça s'entend : c'est net, précis, mélodies raffinées, jeu des guitares efficace et très agréable, des cassures bienvenues, des parties vocales travaillées. Comme tous les groupes de rock qui tentent de concilier élégance et énergie, il vaut mieux sans doute pouvoir les découvrir en concert afin d'apprécier pleinement leur musique.

L'album comptera huit titres dont j'ai retenu particulièrement les suivants : "Superego" qui figure sur l'EP "Promises" disponible gratuitement sur leur page bandamp, "Mute" pour ses ruptures et son énergie, "Rain & Fire" pour son élégance.

Vous pouvez découvrir leurs précédents EP sur leur page bandcamp.

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28.01.2015

Discovery from New Zealand : EP "O" by Mermaidens

Ce jeune groupe est formé de Lily Paris West, Gussie Larkin et d'Abe Hollingswort. Plusieurs EP sont à son actif dont "O" (en name your price) où le groupe s'affirme notamment par deux titres "Cold Skin" (en version live et studio ci-après) et "Ocean O" particulièrement réussis. Les harmonies vocales, le chant et les ambiances créées par les lignes de guitare sont séduisantes. Une chanson "Dive", parue en décembre 2014 et disponible en name your price, montre que le groupe peut se lancer dans des compositions plus rageuses. 

Un groupe à suivre.

 

25.01.2015

Album of the Month : "Undervattens himmel" by Dyl & Petra

Le givre tarde à fondre malgré le soleil d'hiver, dans un ciel cristallin, la fumée s'échappe des cheminées et la terre craque sous les pas. Les chansons de Dyl & Petra m'accompagnent

Un duo suédois et français, Petra la suédoise sorcière au chant, Eric "Dyl"  le magicien toulousain aux guitares et à la production, accompagné de cinq musiciens nous délivre un premier album composé de neuf chansons. Et ce premier opus paru fin 2014 nous offre de forts beaux moments. Il y a des chansons qui s'imposent telles des évidences, des instants de grâce qui vous réchauffent le cœur, "Dream here" est de celles-ci :

Mais il y a bien d'autres occasions d'être charmé par ce premier album. L'album est en écoute intégrale sur spotify.

 

Music Review : Barbarie Boxon

Ce qui frappe dès l'écoute de ce groupe, c'est l'étonnante musicalité, la parfaite fluidité des textes y compris lorsqu'ils sont des plus sombres. Parce qu'à la qualité d'écriture des paroles s'adjoignent des compositions musicales élégantes, une harmonie parfaite entre voix féminine et masculine. Barbarie Boxon crée de véritables petits bijoux chantés. A l'heure où beaucoup masquent l'insignifiance de leur propos en empruntant la langue de Shakespeare, croyant peut-être qu'elle y sera inaudible, ce groupe qui nous vient de Belgique, démontre que la langue française est une langue aussi musicale que bien d'autres. 

Il suffit d'écouter le titre phare "Ibiza" extrait de leur mini-album "Par trois par deux partout" autoproduit et sorti en 2012 en Belgique :

Barbarie Boxon, c'est le résultat d'une alchimie étonnante entre une chanteuse, Barbara Malter Terrada, à la voix chaude qui me donne des frissons, Thierry Bodson guitariste et ciseleur de mots, un multi-instrumentiste et compositeur talentueux, Gil Mortio (groupe Attica qui réalisa un superbe album "The Bitter Lessons of ATTICA" en 2007, je vous le recommande au passage).

Mais si l'album de Barbarie Boxon est une réussite, un petit bijou, un instant jouissif (Ah "Dancefloor" superbe !), c'est aussi par la diversité de ses ambiances (Ruines) et l'humour qui y affleure.

Barbarie Boxon, c'est aussi une étonnante série de Chansons Minute, une pour chaque mois, dont celle-ci :

On regrettera qu'elles ne soient pas encore réunies sur un support mais elles sont toutes disponibles en vidéo.

Alors, j'espère que Barbarie Boxon va continuer à nous régaler - un album serait en préparation - parce que cela fait un bien énorme de les écouter et c'est tellement bon qu'on ne peut plus s'en passer !

L'album est disponible ici pour un prix modique, ne vous en privez surtout pas !

24.01.2015

LP of the Week : PAIN-NOIR

IMG_0110.JPGTu ouvres la boîte aux lettres dès ton arrivée, la nuit tombe, il fait froid, un emballage cartonné attend. Tu t'empresses de l'ouvrir à l'abri. Et tu tiens enfin entre tes mains l'album vinyle éponyme de Pain-Noir (François-Régis Croisier). Neuf titres dont "La retenue", "De l'île", "Lever les sorts", "Le jour point", "Pain noir (le soir)" à découvrir pour ceux qui n'ont pas eu encore le plaisir d'écouter ces chansons superbement ciselées.

"J’ai rêvé ces deux mots Pain Noir
Tatoués sur tes deux mains
Et de l’histoire
Je ne connaissais que la fin.
Quelle est la peur qui d’un seul coup m’étreint ?"

 

 

L'album est en vente sur la page bandcamp de Pain-Noir.

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13.12.2014

Album of the Week : "Artificial Moonlights" by Travelling Tribes

Groupe danois, Travelling Tribes vient de réaliser un second album qui vaut le détour. Composé d'Emil Jensen (chant et guitare), de Lil Lacy (violoncelle, chant, claviers), d'Anders Filipsen (claviers, synthés) et de Victor Dybbroe (batterie et percussions), le groupe propose huit titres particulièrement soignés. Une agréable surprise de fin d'année.