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Album Review - Page 2

  • Album of the Month : "The Elephant in the Room" by Gintsugi

    Par la fenêtre de mon antre, je regarde les nuages dériver. Bientôt, le vent va se lever et la mer se creuser. C'est une atmosphère propice à voyager en des contrées où, sans même penser, sans vouloir analyser, des atmosphères sonores et des chants vous transportent en terre d'émotions.

    Le premier opus de Gintsugi est de ceux-là. Neuf titres dont une reprise de la célèbre "Lilac Wine". Ouvert par la magnifique "Mon coeur", il se clôture par la chanson qui donne son nom à l'album : "The elephant in the room". Expression idiomatique qui serait le propos de l'album.

    Mais le travail vocal de Gintsugi - remarquable - la collaboration d'Eymeric Anselem et la production musicale suffisent, sans même vouloir saisir le sens des textes, à être emporté dans le monde de cette artiste.

    Bientôt, la mer va se creuser, le vent va se lever, je pars en voyage dans les contrées mystérieuses et envoûtantes de Gintsugi.

     

  • Discovery & Album of the Month : "how long is now" by Anna Hauss

    Une accalmie, un bout de ciel bleu enfin. Avant les rafales annoncées et le retour de la grisaille, je furète, j'explore. Anna Hauss, premier album solo. Originaire de Berlin, guitariste, chanteuse. Formidable interprète vocale tout en subtilité. Des ambiances sonores où sa formation musicale (étude du jazz au conservatoire de Leipzig) se ressent. Délicatesse, sensibilité, groove du premier au dernier titre.

    Un premier opus à déguster tranquillement en attendant la pluie.

    A découvrir absolument.

  • LP of the Month : "Hold" by Flora Hibberd

    Le jour se lève. "Hold" s'empare de la maison encore endormie. La grâce aussi. Celle de Flora Hibberd, de sa voix chaude et grave, de ses chansons où il est souvent question d'amour, de ses mélodies délicates, élégantes.

    Le jour se lève et je dérive à l'écoute de cet album d'une beauté cristalline.

    Paru en 2021, ce premier opus a fait l'objet en 2023 d'un vinyle 10" disponible chez Microcultures. A découvrir absolument.

  • Album of the Month : "Nom de domaine" by Signal Faible

    Ces derniers jours, j'ai emprunté le sentier côtier, longé la mer et vous étiez à mes côtés. Ces derniers jours, j'ai emprunté la venelle du village, celle qui conduit à la dernière demeure. Entre les murs de granit, un pan de ciel bleu m'inondait de sa lumière et vous étiez toujours à mes côtés, mes tendres fantômes du passé. Vous étiez là, avec vos rires et vos visages, avec vos colères et vos défauts. A chaque pas, vous étiez là, morts parmi les vivants. Votre absence devenue présence tenace. Ces derniers jours, j'ai marché à vos côtés et je ne pouvais m'empêcher de fredonner les paroles d'une chanson, de celles qui vous transpercent dès leur première écoute :

    "Imagine moi au ciel si tu veux

    Mais l’endroit que je préfère

    C’est le coin de ta mémoire

    Où je dormirai tout à l’heure."

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  • Album : The Question (Deluxe Editions) by Anna Tivel

    Ce matin, la voix si particulière d'Anna Tivel m'accompagne.

    Paru en 2019, l'album "The Question" a fait l'objet, cette année, d'une nouvelle édition vinyle comprenant une version intégrale de l'opus en version acoustique en solo.

    Un album à redécouvrir.

     

  • "IV / III" de Bruit Noir

    Les nuages rôdent au-dessus des toits d'ardoise. La lumière grise me ferait presque déprimer tant j'ai l'impression de vivre dans une semi-obscurité depuis quelques jours. Sans parler du fil d'actualités que je préfère ne plus écouter. Ce n'est pas le nouvel album de Bruit Noir qui va me sortir de mon humeur maussade. Même si, de temps à autre, il m'arrache un sourire, enfin une esquisse... Et même celui qui pourrait quelque peu me faire rire - "Béatrice"- s'avère aussi sombre que les autres. Normal me direz-vous, avec un nom pareil -"Bruit Noir"-, qu'attendre d'autre ?

    S'il y a une éclaircie dans cet opus, ce sont les compositions de Jean-Michel Pires. Captivantes, pleine de trouvailles pour offrir un écrin à la voix de Pascal Bouaziz. Ce dernier est en verve mais, plus encore que le contenu des textes - j'imagine les critiques qui vont passer leur temps à souligner le propos - c'est sa façon d'aligner les mots, leur dynamique, leur sonorité, ses intonations qui s'avèrent des plus intéressantes. Un grand moment de spoken word.

    La pluie s'est invitée. L'album s'achève. Dans la pénombre qui déjà s'annonce, je vais continuer à vivre, désenchanté.

     

     

     

  • Discovery : "Voce Lillà" by Radio Hito

    Sept titres.

    6 en italien, 1 en français ("Pour ne pas dormir" d'Anne Sylvestre").

    Des adaptations d'Octavio Paz et d'Alejandra Pizarnik.

    Des mélodies et un chant qui vous captivent.

    Sensibilité, délicatesse, singularité.

    A découvrir absolument.

  • My Album of this Summer : "[e​.​pok]" by IGNATUS

    L'été s'étire, le soleil inonde la baie, je me terre à l'abri des murs de granit. Je réécoute une fois encore un album qui ne m'a pas quitté ces deux derniers mois. Je l'avais oublié dans la multitude de ces satanés fichiers numériques...

    Paru en 2017 chez La Souterraine et alors ! Il n'est jamais trop tard pour signaler un opus à la troublante beauté, un album qui se tient, aux compositions et textes qui vous emportent irrémédiablement, à l'interprétation vocale d'une grande justesse.

    "[e​.​pok]" est de ces  chefs-d'oeuvre qui deviennent des compagnons dont on ne peut se passer, de ceux dont l'écoute répétée permet de découvrir la richesse multiple et le travail d'orfèvre réalisé, de ceux dont l'écoute répétée ne parvient jamais à en épuiser la subtilité des images générées, des sens et des textures.

    Il serait presque tentant d'isoler quelques titres tant ils sont remarquables ("Le détroit de Bering", "Dans l'eau") mais, en fait, j'écoute à chaque fois cet album dans sa continuité. Les neuf titres qui le composent gagnent, selon moi, à être écoutés les uns par rapport aux autres. L'enchaînement des ambiances musicales et des textes est tellement juste qu'il m'est quasiment impossible d'interrompre l'écoute. Si l'écriture des chansons d'IGNATUS est remarquable, sa façon de poser sa voix et la richesse des compositions le sont tout autant. Nicolas Losson, Hervé Le Dorlot et Michel Schick y ont apporté leur touche avec brio.

    A (re)découvrir absolument.

    Indispensable.