Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Album Review - Page 14

  • Album "Vestiges & Claws" by José Gonzales : intemporel éclatant

    Nul besoin d'écrire une longue chronique sur le dernier opus de José Gonzales. Le troisième album du suédois a bénéficié de plusieurs chroniques élogieuses et méritées. 

    En dix titres, le suédois démontre qu'il est capable de créer des chansons d'un éclat intemporel telle la magnifique "Open Book". L'album est en écoute sur spotify.

     

  • "Fm Biography" by Johanna Borchet : un album, une artiste à découvrir absolument

    Johanna Borchet est peu connue en France à tel point qu'il est difficile de trouver son album "FM Biography" paru en 2014. C'est pourtant une artiste accomplie et reconnue en Allemagne (nominée au prix de la meilleure chanteuse jazz de l'année 2015) et au Danemark. Pianiste de formation, compositrice, chanteuse, elle est membre de deux formations, le duo Little Red Suitcase et le groupe Schneeweiss & Rosenrot, avant d'entamer une carrière solo en sortant son premier album instrumental "Orchestre Idéal" en 2012 où l'on peut y apprécier ses qualités de compositrice et de musicienne.

    Son second album "Fm Biography" est composé de dix chansons où, cette fois-ci, elle est aussi présente au chant et de quelle manière ! Accompagnée de musiciens qui contribuent à la qualité de cet opus (Fred Frith à la guitare, Julian Sartorius à la batterie, Shahzad Ismaily aux synthé et à la basse notamment), Johanna Borchert propose des compositions variées mais toujours d'une grande qualité. Difficile de retenir une chanson plus qu'une autre tellement chacune donne le sentiment d'être parfaitement interprétée, arrangée. Un album qui donne un sentiment de perfection élégante, de grande maîtrise. Un album à découvrir absolument donc. En écoute sur spotify.

     

  • Album of the Week : "Your Dreams are Mine" by Alice Lewis

    Cette semaine, plutôt que d'évoquer le nouvel album "Eléor" de Dominique A qui va, à coup sûr, faire l'objet de nombreuses critiques (élogieuses ?) dans les magazines et webzine spécialisés, je préfère évoquer d'autres sorties qui bénéficient de beaucoup moins de promotion et nous réservent d'agréables instants.

    N'ayant pas encore reçu le vinyle du second album d'Orso Osenska que j'attends avec impatience et qui me semble beaucoup plus intéressant et délicat que celui du désormais consacré numéro 1 des auteurs/compositeurs par certains critiques (ah les classements ont la vie dure !), c'est donc avec le second album d'Alice Lewis que j'inaugure cette semaine de mi-mars où la lumière du printemps qui s'annonce, joue de plus en plus avec le calcaire des façades de la ville où je vis.

    Si l'on semble osciller entre lumière et abîme dans ce nouvel opus, il y a, quel que soit le style des titres, un rayon lumineux : la chant d'Alice Lewis déjà découvert dans son premier album "No One Knows We're Here". Ceux qui ne s'arrêteraient qu'au titre obsédant "Ignorance Is Bliss" auraient une image bien réductrice de ce disque raffiné, varié et mariant cordes, electro, arpèges de guitare...

    Si les arrangements et la production témoignent d'une grande maîtrise pour tous les titres ("Perfect Stanger" est un régal), c'est peut-être dans des chansons telles que "The Drought", "The Statue", "Where Do We Go Now" ou "Belbuoy" qu'Alice Lewis me semble atteindre des sommets.

    Un album à découvrir patiemment et qui s'avère passionnant.

     

  • Album of the Month : "La Maison Haute" Bastien Lallemant

    Les jours allongent peu à peu, le printemps approche, le paysage se fait moins sombre. J'aime les variations de lumière de ces instants, un entre-deux, un entre-jeu, pas de soleil qui vous écrase, pas de ciel définitivement voilé de gris qui vous déprime. De temps en temps, une douce averse, et puis, soudain, la chaleur du soleil sur la peau, la lumière dorée sur les murs de calcaire. Et mes pas dans l'ombre allongée du clocher qui domine la ville.

    D'ombres, il est aussi question dans les chansons du nouvel album de Bastien Lallemant. Et d'amour aussi.

    D'amour qui s'achève, d'amour disparu, d'amour qui se déchire, d'amour que l'on attend longuement.

    De perte, d'absence et de longue nuit.

    Mais cet album au livret paré de noir et de blanc est aussi inondé de lumineuse beauté, de mots habilement mariés, de compositions subtiles et élégantes.

    Elégance, oui c'est l'un des qualificatifs qui s'est imposé rapidement à l'écoute de ce disque. Il y a une alchimie parfaite, quasi miraculeuse entre les paroles, les arrangements musicaux et l'interprétation proposée par Bastien Lallemant. Des chansons envoutantes, des  moments magiques, des clairs-obscurs obsédants : "Un million d'années", "Les ombres", "Longue nuit",  "L'attente".

    Cet album est celui d'un artisan des mots, des mélodies, des atmosphères. Un artisan entouré de compagnons qu'ils soient aux instruments ou à la réalisation, avec des invités comme dans les repas de mon enfance où il faisait bon de partager.

    Comme pour les albums de Jérôme Suzat (Cheval Blanc) ou d'Orso Jesenska, il m'est impossible d'imaginer les chansons de Bastien Lallemant chantées par un autre que lui, de penser pouvoir les écouter dans une version qui ne serait pas respectueuse de ces subtils arrangements, de ces suspensions dans le texte chanté. C'est parce qu'on a là ce que j'appelle - peut-être maladroitement - de "grandes chansons", des chansons dont le son, la couleur, les ambiances qu'elles créent ne peuvent que très difficilement être reproduits par d'autres. De grandes et belles chansons comme celles déjà citées et d'autres encore : "Un fils de Dieu", "Au loin la côte". 

    Un régal, un grand album, un compagnon de route, un compagnon de soirée quand le soleil se couche, quand dans le ciel les étoiles vont scintiller.

     

     

     

  • Album : "Bridges" by Eivør

    Je sais que certains qui me suivent ici ou ailleurs peuvent s'étonner de me voir moins citer des chansons ou albums scandinaves depuis quelque temps. Alors, même si le rythme des sorties devient impossible à suivre, même si j'ai tellement de chansons ou d'albums dont je n'ai pas le temps de parler, je signale la parution récente d'un nouvel album "Bridges" de la chanteuse Eivør. Déjà largement connue pour ceux qui s'intéressent à la musique nordique, celle qui nous vient des îles Féroé continue de proposer des chansons où sa voix pure et claire excelle. Neuf titres donc en écoute sur spotify qui raviront ceux qui apprécient ce style. Neuf titres dont cette très belle chanson "Stories".

     

  • "Ten Love Songs" by Susanne Sundfør : un album pop des plus brillants

    Au risque de surprendre certains des lecteurs de ce blog, depuis ses débuts enchanteurs en 2007 avec son premier album éponyme qu'elle reprendra dans une version piano-voix, j'attends chaque disque de Susanne Sundfør, auteure-compositrice-interprète, avec impatience.

    Cette artiste norvégienne me surprend toujours en variant le style de chacun de ses albums, ne s'arrêtant jamais à une forme qu'elle pourrait reproduire. Cette fois-ci, elle a décidé de consacrer son nouvel opus au thème de l'amour et propose dix chansons comme l'indique le titre.

    Deux singles « Fade Away » et « Delirious » semblaient annoncer un tournant radicalement pop parfois teinté de disco. Mais l'album ne peut être réduit à ces deux titres, il comporte des compositions bien plus variées qu'on pouvait le croire. L'artiste dont l'instrument de prédilection est devenu le Fender Rhodes, démontre une capacité décapante de recherche de sons et une maîtrise des arrangements en faisant preuve d'une grande liberté. Difficile de l'enfermer dans un style particulier tant elle combine de multiples influences passant d'orchestrations symphoniques à la recherche de sons conçus spécialement sur synthétiseurs.

    Susanne Sundfør ne craint pas de dérouter, toujours en tension entre pureté mélodique, pureté du chant et une créativité qui s'affranchit de toute règle, une créativité qui ose les ruptures, les assemblages complexes et les influences au sein d'un même morceau. Bien qu'elle ait travaillé en collaboration sur trois des titres de l'album, c'est elle qui marque de son empreinte la production.

    Chaque titre mérite une attention particulière. Même si je n'ai pas pour habitude d'analyser en détail les morceaux d'un album privilégiant plutôt l'instantané, l'émotionnel voire le corporel qu'il procure, j'avoue que chaque écoute m'a permis de découvrir ici et là des sons, des subtilités, des arrangements qui rendent cet album passionnant. Quelques mots rapides pour passer en revue ces dix chansons.

    « Darlings » ouvre l'album comme un cantique sur des notes d'harmonium  avant que s'élève le chant porté par cette voix si pure. A peine 2'39 d'une intensité remarquable achevée par quelques notes cristallines. Suit « Accelerate », titre brillant, l'un de mes préférés, par sa rythmique implacable rompu par un solo d'harmonium afin de reprendre dans une montée endiablée et s'enchaîner avec « Fade Away » qui évoque les grands jours de la pop scandinave et les influences disco d'ABBA. Puis « Silencer » s'ouvre sur des notes de guitare légères, un chant éthéré et somptueux s'élève, magnifique chanson. Le titre suivant « Kamikaze » plus résolument pop avec de multiples sons électroniques est clôturé par un passage de clavecin. Des chœurs aériens ouvrent alors « Memorial » morceau de plus de 10 minutes avec des passages d'orchestre de chambre et de piano, morceau que l'artiste dit aussi influencé par l'écoute de Mercury et de Caballé. Le second single « Delirious »  entêtant et débutant magnifiquement démontre suivi par « Slowly » combien cette artiste maîtrise la composition d'un morceau pop en jouant de multiples possibilités tant au niveau vocal (une sacrée chanteuse tout de même) que des arrangements et de la structure. L'avant-dernière chanson « Trust Me » est sans doute l'un des moments les plus intenses de l'album avant qu'il ne s'achève par le troublant et fascinant « Insects ».

    Susanne Sundfør est, me semble-t-il, parvenue à traduire ses intentions en réalisant un album pop d'une rare intensité, un album nourri par de multiples références sans s'y enfermer, une pop brillante et inventive.

    L'album est en écoute sur spotify.

     

  • A découvrir : Unibox, premier album éponyme

    Auteur d'un EP en 2013, le groupe Unibox délivre un premier album à découvrir. 11 titres portés par une musique délicate et par une voix féminine qui instantanément captive l'auditeur (les duos sont aussi très agréables). Unibox, ce sont aussi des textes de chanson écrites en français qui se posent avec grâce et légèreté sur des compositions claires et lumineuses. Vous trouverez ci-dessous ma sélection de chansons préférées.

  • Discovery & Album of the Month : Kathryn Joseph

    "bones you have thrown me and blood i've spilled" est le premier album de Kathrin Joseph, artiste de Glasgow à la voix si particulière que j'avais présentée en 2014 à l'occasion de la découverte de l'un de ses titres. Difficile de disposer d'informations mais après tout ce sont les chansons qui comptent plus que tout autre considération.

    L'album pourra agacer, sembler maniéré, la voix pourra énerver, le piano et les bruits de pédale pourront lasser mais on ne pourra pas reprocher à cette artiste de ne pas oser prendre des risques en proposant dix titres dans une formation minimaliste (piano,voix, basse et quelques légères percussions).

    L'album ne joue pas dans la séduction facile même si le premier titre "The Bird" a pour effet immédiat d'intriguer et d'attirer l'auditeur.

    Ce ne sont pas seulement ces notes de piano et cette mélodie qui vous entraînent irrémédiablement, c'est aussi ce chant si particulier, presque androgyne, et son traitement à l'enregistrement qui vous transporte dans des contrées lointaines, dans un monde magnétique. L'album recèle d'autres moments rares d'intensité telle la magnifique "the why what, baby ?". Mais les autres chansons, "the bone", "the crow", "the mouth", la superbe "the good" sont aussi à ne pas négliger. "The weary" clôture ce premier opus en montrant que les compositions de la dame sous une apparente simplicité cache bien des surprises. En dix titres Kathrin Joseph parvient à nous capturer et à à nous emporter dans des atmosphères qui peuvent provoquer parfois l'inconfort mais ne laissent jamais indifférent.

     

     

    Un premier album exceptionnel qui nous change de ces productions formatées pour être vendues en supermarché et qui sont déjà oubliées à peine achetées.

    L'album est en écoute et en vente sur la page bandcamp de l'artiste, je vous le recommande.