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Album Review - Page 11

  • EP of the Month : "Cardamom Times" by Weyes Blood

    Quatre chansons qui vous entraînent dans l'univers de Nathalie Mering alias Weyes Bood.

    Quatre chansons envoûtantes portées par cette voix fascinante.

    Quatre chansons qui dégagent une sensation de pureté intemporelle.

    La somptueuse "In The Beginning" ou la magnifique "Cardamone" ne doivent pas masquer l'étonnante "Take You There" ou "Maybe Love" et ses arrangements.

  • Album of the Week : "For The Young" by Anna Ternheim

    Revenir en terre familière.

    Dès les premières notes, les premières syllabes chantées.

    Cette douceur, cette chaleur de la voix.

    Toujours ce même plaisir, cette forme de sérénité, de marche tranquille dans des contrées nostalgiques

    Même quand les histoires sont des plus tristes.

    "Hours", titre au clip superbe (avec la danseuse-chorégraphe Helena Franzén), ouvre avec éclat le dernier album d'Anna Terheim.

    Un album à déguster tranquillement, confortablement installé, par une soirée d'hiver, froide et claire.

    Album en écoute sur spotify.

  • Album of the Month : "Epaisseur du vide" Marcel Kanche

    Il y a cette voix, grave, rocailleuse, qui délivre des textes incandescents de beauté.

    Il y a cet univers créé par des compositions interprétées magistralement par Bruno Tocanne (batterie), Julien Lefévre (violoncelle), Nicolas Méheust (orgue & mellotron).

    Il y a ce chant, ces choeurs d'Isabelle Lemaitre, sa compagne, à vous laisser pantelant.

    Il y a treize chansons qui s'incrustent, vous irradient, vous taraudent, fascinantes, hypnotiques.

    Ouverture par "Des vers et de l'orge". Clôture par "Vanité".

    Un album incontournable :

    "Epaisseur du vide",

    le nouvel album de Marcel Kanche.

  • EP of the Month (1) : "The Anticipation" by Laetitia Shériff

    Le temps me manque.

    Le temps me manque pour écouter les parutions de ces dernières semaines.

    Et puis ce matin, le temps se dilate avec "The Anticipation", le dernier EP de Laetitia Shériff.

    Un sacré disque.

    Cinq titres d'une efficacité redoutable.

    Addictif.

    Batterie, guitares, basse et la voix de Laetitia.

    Un chant qui te transperce.

    D'une beauté étincelante.

    De "The Anticipation" à "Grow", chaque morceau te capture irrémédiablement.

    Somptueux.

    Un des albums incontournables de ces dernières semaines.

     

     

  • Ep of the Month : "Ainsi la nuit" by Claire Redor

    Avec l'automne arrivent de superbes disques dont celui de Claire Redor intitulé "Ainsi la nuit". J'avais déjà signalé le premier opus de cette artiste.  J'attendais celui-ci avec impatience.

    Cinq titres composent cet EP. Ce qui est frappant avec Claire Redor, c'est cette alchimie entre qualité des textes, du chant et de l'interprétation. Tout cela sans employer une multiplicité d'instruments et de sons électroniques, non juste un piano, une voix et un violoncelle (Erwan Martinerie). Formule classique, me direz-vous, oui, peut-être, mais cette épure est justement un signe qui ne trompe pas, un signe que ces cinq chansons n'ont pas besoin de se dissimuler sous un habillage prétendument sophistiqué pour démontrer leur qualité. Une pureté de la ligne, un tracé lumineux. Une alchimie rare qui font de chacune de ces chansons un instant délicat, fragile, suspendu, gracieux et unique. 

    Bien sûr, j'ai mes préférées mais je vous laisse le soin de découvrir l'album qui est en vente sur la page bandcamp de l'artiste.

     

     

  • EP of the Week : "La lueur" by Lola Baï

    C'est comme ça.

    Je ne peux pas faire autrement.

    C'est la voix.

    C'est la voix de Lola Baï qui me séduit, m'enveloppe, m'emporte ailleurs.

    Ce timbre de voix. Chaud, sensuel.

    Et puis, Lola Baï, c'est aussi une autre histoire.

    Celle des "instinctives", un jeu de création dont je vous ai déjà parlé.

    De beaux instants.

    Alors, je pars à la dérive en écoutant les chansons de Lola.

    Son dernier EP "La lueur" est paru cette semaine.

    Sept titres dont "La lueur", "Run away", "Allons, laissons" et "La douleur".

    Lola, c'est une sirène.

    Mais je sais que son chant est sans aucun danger.

    Juste magique pour notre plus grand bien.

     

    EP en vente sur bandcamp.

    Un de mes titres préférés, délicatesse et grâce du chant et du texte :

    Un autre avec un clip très réussi :

    Et puis, une dernière chanson mise en images cette semaine, une réalisation de Lola Baï :

  • LP of the Month : "Atalaye" by Watine

    J'ai longtemps hésité.

    Qu'ajouter aux nombreux articles écrits sur le dernier album de Catherine Watine ?

    Qu'ajouter aux chroniques du cercle des critiques spécialisés dans le domaine musical ?

    Cercle auquel je n'appartiens pas.

    Cercle qui brille par l'éloquence de son propos, la profondeur de ses analyses et souvent par l'habileté à parvenir à se mettre plus en avant que les œuvres dont il traite.

    « Je n'ai vu que la faiblesse des gens qui se mettent en avant » chante Watine dans l'une des chansons les plus marquantes de cet opus. Alors ne tombons pas dans ce travers.

    Pour quelles raisons cette chanson est-elle l'une de mes préférées ?

    Je crois que c'est parce que son titre aux accents enfantins, sa mise en musique et sa légèreté d'écriture parviennent presque à nous faire oublier la gravité du propos.

    Légèreté et gravité.

    Si Watine m'intrigue, me captive, me touche, c'est parce qu'elle me dit quelque chose du monde et pas d'elle comme certains ont pu l'écrire.

    Ce n'est pas sa vie personnelle, sa vie de femme qui pourrait transparaître dans ses chansons qui m'intéresse. C'est ce qu'elle me dit de nous dans le monde. Ce qui nous anime – l'amour, l'utopie, l'idéal, l'espoir, les luttes, les sentiments. Ce qui nous révolte, nous traverse, nous blesse, nous désespère, nous déchire. L'âge qui avance, la mort qui nous attend, la haine et la guerre que l'on abhorre. Et nos déchirures. J'aime ce mot « déchirure » que Watine emploie dans l'un de ses morceaux.

    Et puis, il y a, indissociable des textes, la musique et la voix qui donnent à cet album une couleur du début à la fin. Une couleur, c'est ce qui distingue les albums qui vous marquent de ceux que vous oubliez à peine entendus.

    « Atalaye » est de ces albums qui demeurent en vous longtemps après l'avoir écouté. Comme ces livres que l'on conserve parce que la musique de leur écriture résonne encore des années après. Comme ces livres dont on relit avec gourmandise des passages des années après.

    Mais cet opus est aussi le fruit de collaborations qui lui donnent cette couleur unique et rare dans le paysage de la chanson. Trop souvent, musiciens et arrangeurs ne sont pas cités dans les articles, comme si leur contribution n'était que mineure. Un peu comme les traducteurs.

    Aux côtés de Catherine Watine, il y a des des musiciens : Martyn Barker (batterie, percussions), Ian Burdge (violoncelle), Gaëlle Deblonde (violon), Arnaud Delannoy (guitare, harpe, contrebasse et bien d'autres), Marc Denis (guitare et basse) et Paul Levis (programmation électronique, Toy instruments entre autres) que l'on retrouve aussi aux arrangements avec Arnaud Delannoy. Il y aussi Ian Caple qui a réalisé l'enregistrement du chant et des parties instrumentales. Un album, c'est aussi un objet sous forme de CD ou de vinyle. Karolina Lysiak en a réalisé le graphisme et l'artwork.

    J'ai longtemps hésité mais, si vous lisez ces lignes, Madame Watine, j'espère que vous y décèlerez de la sincérité.

    Au fait, je voulais vous dire, votre vinyle est bien arrivé. Je l'ai trouvé l'autre matin dans ma boîte aux lettres. Il se porte bien.

  • Discovery : EP "Tuck Your Bones In" by Anna Gordon

    Anna Gordon distille des histoires qui pourraient apparaître douces comme son chant pourrait le laisser croire. Mais il faut se méfier de cette voix si agréable et de cet accompagnement musical, tout n'est pas aussi rose et sucré que ces chansons folk pourraient le laisser supposer à la première écoute. Allez à la découverte de "rotten cherries" ou bien "bury me high".