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09.04.2016

Album of the Month : "Elégie" by Katel

Inutiles

les mots, les phrases, les commentaires

Simplement

écouter, se laisser porter, emporter

par la limpidité, 

du chant, des voix, des textes, des compositions

Un instant de grâce, d'apesanteur

Un mouvement épuré

Un arc tendu de beauté

Un geste suspendu

Une couleur intense

Chanter la perte de l'être aimé et de soi-même

Chanter la douleur et le retour de la joie

"Elégie" le nouvel album de Katel

Simplement

somptueux.

 

Ouverture par "Voûtes" :

Clôture par "Elégie" :

 

En écoute intégrale sur spotify, disponible partout et sur la boutique du label at(h)ome

 

 

 

 

28.03.2016

Discovery of the Month : "The Devil in Me" by Augustine (Debut Album)

Ce matin, le gris dévore le ciel, le vent agite les branches du laurier, j'écoute un album qui nous vient du Canada :

"The Devil in Me". Un titre qui ne pouvait que m'attirer.

Sous le nom d'Augustine, Mireille M.Fiset délivre huit chansons aux arrangements soignés.

Un univers, des ambiances. Un bel instant.

Un premier opus à découvrir.

25.03.2016

Les albums que je n'ai pu chroniquer en mars (2) : "Visions of Us on the Land" by Damien Jurado

Le dernier album de Damien Jurado intitulé "Visions of Us on the Land" est exceptionnel. Des chansons qui emplissent l'espace, vous happent, irrésistibles, comme "November 20", "QACHINA" et tant d'autres.

24.03.2016

Les albums que je n'ai pu chroniquer en mars (1) : "Zoo" by Françoiz Breut

Le retour de Françoiz Breut, son timbre qui m'a toujours fait frissonner, des textes ciselés, des chansons superbes comme "La Proie", la grâce tout simplement. Un des albums francophones incontournables de cette année.

25.02.2016

Album of the Month : "The Calm Before" by Matt Elliott. Elégance et gravité.

Ce matin, j'ai voyagé à travers une plaine inondée, des marais et des prairies gorgées d'eau, le ciel était gris. Et puis j'ai longé la mer chargée de sédiments, au loin on devinait la langue noire d'une île, de temps à autre un rayon de lumière, un bout timide de ciel bleu. Le nouvel album de Matt Elliott m'accompagnait.

Des notes de guitare délicates dans "A Beginning", la somptueuse "The Calm Before", ce chant étrangement doux et cette composition minimaliste, légère pour la grave "The Feast of St. StephenSt.", la bouleversante "I Only Wanted to Give You Everything", la magnifique "Wings & Crown" qui traite en quelques lignes du pouvoir et pour conclure "The Allegory of the Cave" dont la composition procure un sentiment d'apaisement qui ne doit pas masquer le propos.

"The Calm Before" est un album grave, délicat, élégant qui, selon moi, est aussi en relation avec la durée, l'écoulement du temps. Ici nous ne sommes pas ce monde où la vitesse, la rapidité priment. Prendre le temps d'écouter, de penser le monde, de nous penser dans le monde.

Il convient de pas oublier les musiciens qui, par leur interprétation aux côtés de Matt Elliott, en font l'un des albums les plus remarquables de ce début 2016.

On peut déjà se procurer la version digitale sur Ici d'ailleurs... (qui nous régale régulièrement) ou pré-commander l'album (CD/LP).

19.02.2016

Album of the Month : "Mémoires Vives" by Grand Blanc. Une "tuerie", vraiment ?

Pourquoi écrire sur un album qui avant même sa sortie officielle faisait l'objet d'un titre élogieux dans un magazine français "les Inrocks" dont j'ai souvent tendance à ne pas partager l'enthousiasme ?

"Tuerie", "des airs de manifeste pour un nouveau genre de pop urbaine", "une des grosses excitations de ce début d'année" ! Un succès médiatique annonçant un succès commercial ? Pas certain en tout cas que l'intention du groupe ait été de composer un album manifeste. Plus modestement, je crois qu'ils composent la musique qu'ils ont envie de créer, la musique de leur temps, une musique entêtante et c'est déjà bien suffisant.

Comment un vieux bonhomme comme moi qui est entré en chansons et musique à la fin des années 60 par les 4 de Liverpool, Léonard Cohen, Dylan, Hendrix, Brassens, Brel, Bach, Beethoven et tant d'autres a pu être scotché dès l'écoute de leur premier EP en 2014 tout en se demandant s'il n'a pas été mystifié ?

Qu'est-ce qui fait que la musique de ce groupe provoque cette fascination ?

Il y a, me semble-t-il, de multiples raisons qui me font apprécier les propositions de Grand Blanc en provoquant les sourires ironiques de certaines de mes connaissances à qui je propose d'écouter les titres de ce groupe.

Grand Blanc, c'est une texture musicale, un son assez rare dans le paysage musical français actuel. Une matière sonore viscérale aux accents glacés douée d'une énergie, d'une pulsation qui te donne envie d'agiter tes membres. Des vagues synthétiques qui t'emportent inexorablement. Grand Blanc, c'est la faculté de te procurer des images mentales qui te projettent dans des lieux à chaque fois différents. Ce sont aussi deux voix, deux chants qui donnent cette couleur, cette signature originale au groupe. Deux voix qui sont deux instruments et travaillées comme tels. Il ne s'agit pas ici de performance vocale mais de traitement du matériau vocal qui fait que le texte en vient à constituer seulement une matière sonore indissociable de celle de chaque morceau, à tel point qu'il faut se concentrer pour saisir vraiment les paroles.

Deux chants, deux voix, celle de Camille (bien souvent traficotée), qui s'étire parfois aérienne, parfois dure, presque acidulée (ah dans "L'amour fou" ou "Evidence"!) qui se combine à celle de Benoît plus chaude et remarquable (dans "Samedi la nuit", "Disque sombre" ou "Montparnasse" par exemple). C'est aussi cette façon d'aligner les syllabes, les mots, les phrases qui donne ce son à Grand Blanc.

Je ne sais si Grand Blanc fait de la cold wave, du rock ou de la pop. J'avoue que cela m'indiffère totalement. Ce que je crois, c'est que Grand Blanc est étrangement de son temps et en même temps me procure une sensation de familiarité au détour d'une ligne de basse dans "Disque Sombre" par exemple et dans bien d'autres morceaux comme "Surprise Party". Mais créer de la nouveauté n'est-ce pas toujours construire à partir de ce qui a précédemment existé ? Peut-être que plus grand monde ne se souviendra de Grand Blanc dans quelques années - la modernité est éphémère -  et alors ! En attendant, ne boudons pas notre plaisir. Allez, n'en déplaise à mes voisins et à ceux qui vivent avec moi, je vais remettre le volume du Cambridge à fond, c'est l'amour fou ! Nom de Zeus, je crois que j'ai 20 ans !

Album en écoute sur spotify avec les trois titres bonus.

 

 

 

30.01.2016

Album of the Month : "Wabi-Sabi" by Cross Record

Tu l'attendais cet album. Avec impatience depuis que tu avais écouté l'envoûtant "Steady Waves" :

Composé de neuf titres, "Wabi-Sabi", nouvel opus du groupe Cross Record formé d'Emily Cross et de Dan Duszynski, s'ouvre par "The Curtains Part" et se clôture par "Lemon". Ces deux morceaux montrent la variété qu'on peut y trouver même si cet opus a une couleur d'ensemble d'une grande cohérence.

Un album où la voix d'Emily Cross et les guitares vous entraînent dans de bien belles contrées. De l'addictif "Wasp In A Jar" au magnifique "The Depths" en passant par "Basket" ou bien "Two Rings", chaque chanson génère des images mentales, des sensations et des univers particuliers. Et que dire du très beau "Something Unseen Touches A Flower To My Forehead". "Wabi-Sabi" est un album qu'il convient de ré-écouter afin de découvrir la richesse de tous ses morceaux. Une belle découverte, ce sera  peut-être l'une des plus belles de l'année dans ce style.

Album en vente sur bandcamp.

14.01.2016

Album of the Month : "The Wild Grips" by Kristin McClement

Voici un premier album paru en 2015 que je tiens à mettre en avant en ce début d'année 2016. J'avais, l'année dernière, signalé rapidement deux titres écrits par Kristin McClement mais c'est en le réécoutant attentivement pendant la période des fêtes que ce premier opus m'a définitivement conquis. Rares sont les albums qui parviennent à maintenir sur la totalité de leurs titres l'intérêt de l'auditeur. "The Wild Grips" fait partie de ces exceptions. La qualité des arrangements, l'écriture des chansons, le chant de Kristin McClement font que cet album est l'une de mes plus découvertes 2015 dans ce style. Allez prêter une oreille (deux serait mieux) sur sa page bandcamp.

30.12.2015

Discovery & Album of the Month : "Enduring Love" by Satan's Fingers

Qui aurait pu croire que la Finlande allait nous offrir l'un des albums rock les plus frais de cette année ? Un premier album prometteur de ce jeune duo composé de Noora Porolan (chant et percussions) et de Ville Vahan (guitare et chant). Le disque est paru en 2014 en Finlande mais n'est disponible que depuis 2015 sur spotify. Le duo délivre des titres d'une redoutable efficacité et addictifs tel "A Great Mistake" mais ils sont aussi à l'aise dans des titres au tempo plus lent telles les très réussies "Hot Air Balloon" ou "Marmelade". J'avoue que je préfère les titres où Nora chante seule ou en duo avec Ville (leurs deux voix se complétant agréablement) : son timbre de voix, son énergie, son phrasé et son interprétation me semblent plus en adéquation avec leur style musical. Ville se montre d'une belle efficacité à la guitare. Un premier album qui a le mérite de proposer un son très proche de celui d'un concert, pas de fioritures, de chichis et autres arrangements bourrés de prétention. Un duo à suivre. Album en écoute sur spotify.

21.11.2015

Album of the Month : "Epaisseur du vide" Marcel Kanche

Il y a cette voix, grave, rocailleuse, qui délivre des textes incandescents de beauté.

Il y a cet univers créé par des compositions interprétées magistralement par Bruno Tocanne (batterie), Julien Lefévre (violoncelle), Nicolas Méheust (orgue & mellotron).

Il y a ce chant, ces choeurs d'Isabelle Lemaitre, sa compagne, à vous laisser pantelant.

Il y a treize chansons qui s'incrustent, vous irradient, vous taraudent, fascinantes, hypnotiques.

Ouverture par "Des vers et de l'orge". Clôture par "Vanité".

Un album incontournable :

"Epaisseur du vide",

le nouvel album de Marcel Kanche.

10.10.2015

LP of the Month : "Atalaye" by Watine

J'ai longtemps hésité.

Qu'ajouter aux nombreux articles écrits sur le dernier album de Catherine Watine ?

Qu'ajouter aux chroniques du cercle des critiques spécialisés dans le domaine musical ?

Cercle auquel je n'appartiens pas.

Cercle qui brille par l'éloquence de son propos, la profondeur de ses analyses et souvent par l'habileté à parvenir à se mettre plus en avant que les œuvres dont il traite.

« Je n'ai vu que la faiblesse des gens qui se mettent en avant » chante Watine dans l'une des chansons les plus marquantes de cet opus. Alors ne tombons pas dans ce travers.

Pour quelles raisons cette chanson est-elle l'une de mes préférées ?

Je crois que c'est parce que son titre aux accents enfantins, sa mise en musique et sa légèreté d'écriture parviennent presque à nous faire oublier la gravité du propos.

Légèreté et gravité.

Si Watine m'intrigue, me captive, me touche, c'est parce qu'elle me dit quelque chose du monde et pas d'elle comme certains ont pu l'écrire.

Ce n'est pas sa vie personnelle, sa vie de femme qui pourrait transparaître dans ses chansons qui m'intéresse. C'est ce qu'elle me dit de nous dans le monde. Ce qui nous anime – l'amour, l'utopie, l'idéal, l'espoir, les luttes, les sentiments. Ce qui nous révolte, nous traverse, nous blesse, nous désespère, nous déchire. L'âge qui avance, la mort qui nous attend, la haine et la guerre que l'on abhorre. Et nos déchirures. J'aime ce mot « déchirure » que Watine emploie dans l'un de ses morceaux.

Et puis, il y a, indissociable des textes, la musique et la voix qui donnent à cet album une couleur du début à la fin. Une couleur, c'est ce qui distingue les albums qui vous marquent de ceux que vous oubliez à peine entendus.

« Atalaye » est de ces albums qui demeurent en vous longtemps après l'avoir écouté. Comme ces livres que l'on conserve parce que la musique de leur écriture résonne encore des années après. Comme ces livres dont on relit avec gourmandise des passages des années après.

Mais cet opus est aussi le fruit de collaborations qui lui donnent cette couleur unique et rare dans le paysage de la chanson. Trop souvent, musiciens et arrangeurs ne sont pas cités dans les articles, comme si leur contribution n'était que mineure. Un peu comme les traducteurs.

Aux côtés de Catherine Watine, il y a des des musiciens : Martyn Barker (batterie, percussions), Ian Burdge (violoncelle), Gaëlle Deblonde (violon), Arnaud Delannoy (guitare, harpe, contrebasse et bien d'autres), Marc Denis (guitare et basse) et Paul Levis (programmation électronique, Toy instruments entre autres) que l'on retrouve aussi aux arrangements avec Arnaud Delannoy. Il y aussi Ian Caple qui a réalisé l'enregistrement du chant et des parties instrumentales. Un album, c'est aussi un objet sous forme de CD ou de vinyle. Karolina Lysiak en a réalisé le graphisme et l'artwork.

J'ai longtemps hésité mais, si vous lisez ces lignes, Madame Watine, j'espère que vous y décèlerez de la sincérité.

Au fait, je voulais vous dire, votre vinyle est bien arrivé. Je l'ai trouvé l'autre matin dans ma boîte aux lettres. Il se porte bien.

07.10.2015

Song & Album of the Week : "The Guest" (feat. Shara Worden) from "Unremembered"

Cette chanson magnifique est extraite du dernier album de Sarah Kirkland Snider paru en septembre : "Unremembered". C'est le second opus composé d’œuvres chantées de la compositrice avec une nouvelle fois une participation éblouissante de Shara Worden (My Brightest Diamond), l'une de mes artistes préférées depuis ses débuts.

J'aurais pu aussi choisir d'autres titres telle la somptueuse "The Witch" pour vous faire découvrir un des albums les plus intéressants de ces dernières semaines. Outre la chanteuse américaine, Padma Newsome et DM Stith collaborent vocalement à cet album dont les textes ont été écrits par Nathaniel Bellows.

N'hésitez pas à partir à la découverte de ce disque qui sort des sentiers habituels.

19.09.2015

Album of the Month : "Largue la peau" by Sages Comme Des Sauvages

Voici l'un des premiers albums les plus réjouissants de l'année : "Largue la peau" du groupe Sages Comme Des Sauvages. Groupe ou plutôt duo composé de deux artistes : Ava Carrère et Ismaël Colombani. Retenez bien le nom de ces deux-là qui ne sont pas des inconnus pour ceux qui suivent les sentes un peu moins fréquentées. Parce que ce duo nous offre un disque enthousiasmant, alliant fraîcheur, légèreté, poésie, fantaisie tout en traitant bien souvent de sujets beaucoup plus graves qu'une écoute rapide pourrait le laisser supposer. Les disques qui ont une couleur, un univers sont assez rares pour ne pas passer à côté de celui-ci.

Se nourrissant de multiples influences, Sages Comme Des Sauvages parvient à créer un opus qu'il serait vain de vouloir classer dans un genre, c'est aussi leur grande réussite. D'ailleurs, il est fort probable que le duo refuserait d'être classé dans une catégorie préférant les métissages, l'indépendance.

"Largue la peau", c'est donc un mariage rare de compositions musicales qui vous donneraient envie de danser alors même que les textes peuvent aborder des thèmes qui ne s'y prêteraient guère. Et puis il  y a aussi cette alchimie rare entre deux chanteurs, deux voix qui s'accordent, une complicité qui vous donnent parfois des frissons. Rares aussi sont les albums qui parviennent à offrir autant de chansons qui vous donnent envie de les écouter encore et encore. Outre ses propres compositions, le duo propose son interprétation de deux chansons d'Alain Péters, poète et compositeur qui a influencé et continue d'influencer de nombreux artistes et musiciens de l'île de La Réunion et d'ailleurs. Signalons aussi que le duo s'est entouré de musiciens qui contribuent à la qualité de ce premier opus.

Difficile de retenir un titre plus qu'un autre, difficile de ne pas être séduit par "Les jeunes des villes", "Paris défend", "Le ruisseau que tu cours", "La montagne", "Lailakomo", "Brindiy a mon zenfan", "La réserve", "Mon commandant" sans compter les reprises ou bien encore une chanson en anglais - mais oui - "It ain't your song". L'album est disponible en CD et en vinyle (superbes) chez le label "A Brûle Pourpoint" mais aussi en version digitale sur les principales plates-formes.

Vous pouvez aussi lire ou relire l'entretien qu'ils avaient eu la gentillesse de m'accorder en décembre 2014. Et bien sûr, vous pouvez visiter leur site où plusieurs vidéos sont disponibles.

Je ne peux donc que vous inviter à découvrir ce premier album, vous ne le regretterez pas. Les instants de bonheur deviennent tellement rares dans ce monde !


26.07.2015

First Album & Album of the Month : "Water Became Wild" by Sara Forslund

Artiste suédoise à multiples facettes, Sara Forslund vient de réaliser un premier album solo "Water Became Wild" à découvrir impérativement non seulement pour ses atmosphères musicales, son interprétation mais aussi pour  l'écriture des textes de ses chansons. Elle a d'ailleurs déjà publié un recueil de textes poétiques et on pourra apprécier certains de ses poèmes sur son blog (à condition de lire la langue ou d'être armé d'un bon dico et d'une bonne dose de patience).

C'est le magnifique "Stay Love" qui ouvre cet opus. Tout est déjà annoncé : ici le minimalisme prévaut, seul compte chaque mot, chaque note, chaque inflexion du chant, chaque instrument. Pas de place pour les fioritures. Chaque élément combiné aux autres pour former cette harmonie, cette couleur unique.

Suit la chanson qui donne son nom à l'album : "Water Became Wild". Un titre somptueux dans toutes ses composantes avec des arrangements sublimant un texte bouleversant. Mais les moments de grâce ne s'arrêtent pas avec "Did You Ever". Ces trois premiers titres constituent déjà une raison largement suffisante pour que cet album soit une des plus belles découvertes de cette année. Mais cet opus recèle bien d'autres bijoux : "Twisted Wind" par exemple, chanson d'une grande délicatesse, un instant magique. "Time to Collect" clôt l'album avec ces orchestrations toujours d'une grande élégance, d'une grande pureté. On se surprend à être encore rêveur, presque dans un instant d'apesanteur, plongé dans les ambiances envoûtantes de Sara Forslund. Une des plus belles découvertes de cette année.

19.07.2015

Album of the Month (2) : "Daughter of the Sea" by House of Wolves

J'avais signalé en d'autres lieux le premier album que Rey Villalobos avait publié sous le nom de House of Wolves en 2011.  Le second opus qui sera suivi d'un troisième cette année est dans la lignée du premier mais peut-être d'une force évocatrice encore plus forte.

Il y a toujours cette voix qui flirte en permanence avec la fêlure, au timbre équivoque et qui procure cette couleur androgyne assez unique, toujours ces ambiances presque minimalistes, ces compositions avec piano, guitare et cette beauté fragile.

Cette fois-ci, l'album ne comporte que 8 titres mais ils suffiront à enthousiasmer tous ceux qui apprécient ces atmosphères. Rey Villalobos que cela soit au piano, à la guitare ou au chant excelle à nous entraîner dans des contrées que nous ne voulons plus quitter.

Des chansons magnifiques telles "One", "Martians", "Take Me to the Others", "Daughter of the Sea" qui donne son nom à l'album et puis "Beautiful Things" qui ouvre l'un des opus les plus bouleversants de l'année. L'album est disponible sur bandcamp.