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15.06.2014

My Favourite Songs : "Germination" by Charlotte & Magon, 2013.

Il y a cette voix, ce timbre de Charlotte Cegarra et ces arrangements. 

Il y a quelque chose qui évoque Goldfrapp, celui du début, du magnifique "Felt Mountain".

Cette chanson est extraite du très bel EP "Life Factory" paru en 2013. J'aurais pu choisir "Black Horses" où le duo excelle aussi. Empressez-vous de vous le procurer sur leur page bandcamp.

 Un album "Love Happening" était déjà paru en 2009 :

Il ne faut pas cependant se fier aux albums studio, le duo accompagné de plusieurs musiciens peut être beaucoup plus rock sur scène :

14.06.2014

Music review : Duo "Blanche as a name"

Retenez bien le nom de ce duo formé par Bénédicte Monat et Sébastien Pasquet (TRISTEN, C++ et autres projets). Je l'ai découvert avec leur premier EP "Ravens" paru en 2012. Auteurs d'une reprise savoureuse et originale (ça change des imitations) de "Fais-moi mal, Johnny!", ils se révèlent encore plus avec leurs propres titres qui sont de petits bijoux parfaitement ciselés. Jeux de guitares, chants et chœurs parfaits, ambiances toutes en nuance et délicatement écrites telles le magnifique titre "Dove".

On sent bien que ces deux-là dont les voix s'accordent merveilleusement, ont peaufiné tels des artisans leurs chansons à l'atmosphère parfois progressivement inquiétantes. Aucun titre à négliger de "Frost" et ses notes de guitare électrique à "Hear This" au son folk et aux magnifiques arrangements vocaux.

En 2014, le duo a signé un deux titres chez Bleeding Gold Records. Les deux chansons "Ophelie" et "Judgment Day" confirment ce que je pensais d'eux. Je pense même qu'ils deviennent encore plus efficaces vocalement et musicalement.

Il serait logique que la qualité atteinte aboutisse à la sortie d'un LP. Alors, faites connaître, partagez !

Il est impensable qu'un groupe tel que celui-ci demeure confidentiel !

L'ep "Ravens" (5 titres et 1 reprise) est en vente sur leur page bandcamp à un prix modeste alors, franchement, achetez-le parce que, quand ils seront connus et re-connus, vous aurez au moins le plaisir de vous dire tout doucement et discrètement que vous y aurez modestement contribué !

Le double single est disponible chez Bleeding Gold Records.

My Favourite Songs : "Seventeen" by Johnossi & Anna Ternheim

Ces deux voix se marient parfaitement. Une très belle version que je considère nettement au-dessus de la version originale.

Et puis, il y a Anna Ternheim que j'apprécie depuis ses débuts.

13.06.2014

Concision 5

Ici hormis le bruit

des feuilles mortes sous les pas

nul fracas des bombes.

12.06.2014

My Favourite Songs : "Giving Up Everything" by Natalie Merchant

Titre extrait du dernier dernier album éponyme de Nathalie Merchant paru en 2014. Un timbre de voix unique.

Cover of the Day : "You Cant Put Your Arms Around A Memory" by Broken Twin

Majke Voss Romme, auteur-compositeur-interprète danoise, se risque à reprendre un titre interprété par Johnny Thunders sur l'album "So Alone" de 1978.

 

11.06.2014

Discovery : Duo "Down Like Silver"

Parfois, je n'essaie pas de comprendre les textes, je me laisse juste porter par les voix. Avec ce duo formé par Peter Bradley Adams et Caitlin Canty, c'est le cas.

J'aime la combinaison de leurs voix, ce folk simple mais efficace. Ils ne révolutionnent pas le genre mais c'est tout simplement agréable à écouter et c'est déjà beaucoup.

Ensemble, ils ont composé un ep éponyme en 2011 dont le titre phare a été mis en images.

Fin 2013, deux nouvelles chansons sont parues en "name your price" sur leur page bandcamp.

Chacun mène aussi une carrière solo. Le dernier album de Peter Bradley Adams paru en 2014 est disponible ici.

Caitlin Canty est l'auteur d'un album "Golden Hour" paru en 2012.

10.06.2014

My Favourite Albums : "Et après, on verra" by Lou, 2010.

J'ai découvert Lou tardivement, un peu par hasard. Je ne connaissais rien de ses précédents albums. C'est sa prestation dans une émission de France 3 où elle était accompagnée de musiciens en parfaite osmose qui m'a littéralement aimanté. Cette alchimie parfaite entre musique, chant et texte.

Je me suis alors empressé d'écouter et d'acheter cet album. Huit titres et des joyaux, des chansons si parfaites que l'on rêverait d'avoir le talent de les écrire et de les composer. Pour moi, Lou symbolise la grâce, l'élégance et la légèreté dans le paysage français musical, y compris lorsque les thèmes sont des plus graves, des plus mélancoliques, des plus sombres.

L'album s'ouvre par la splendide « La prunelle des yeux » à l' écriture concise, limpide mais d'une rare force évocatrice :

« J’ai eu du soleil

Des démons et des merveilles

Plein, la prunelle de mes yeux »

« J’ai eu comme toutes les filles

Des mains sur mes chevilles

Qui font monter les larmes aux yeux »

Et des chansons ciselées où chaque mot, chaque note est comme une évidence posée, comme inévitable, il y en a d'autres qui, parfois, vous plonge dans une mélancolie insondable. La somptueuse « Oceanic sentiment » :

« Se rouler dans la terre humide

Dans l’odeur de l’herbe coupée

Se souvenir de l’amour vide

Etre le seul à aimer »

 

La magnifique «  Je n'ai rien fait » où la voix de Lou est encore plus fragile et troublante. « Tous les jours », « D'avril à juillet » et « La côte sauvage » s'enchaînent et, déjà, le dernier titre. Vingt-quatre secondes minimalistes de guitare électrique scandées de batterie légère et puis :

« D’accord pour la vie

D’ailleurs pour la mort aussi

C’est plié, abandonné

Sur la plage aux crustacés »

Et « Plus rien », la chanson qui clôture l'album se poursuit, parfaite, magnifique, épurée, dans ses boucles lentes électriques pour s'achever par ces mots qui s'étirent :

« Plus rien

Plus de corps, plus d'écran

Plus rien

Dehors, dedans

Plus rien »

 

 

Mais l'écoute de Lou ne se résume ni au texte ni au chant. C'est aussi une expérience corporelle où le rythme de ses mots et de sa musique, son souffle, vient s'inscrire. Ses chansons me donnent une envie de bouger lentement, presque lascivement. Il y a une forme de sensualité presque paradoxale avec la teneur de son propos. Je ne sais rien du parcours artistique de cette artiste mais je trouve qu'il y a quelque chose de l'ordre du mouvement, de la danse dans la maîtrise de la durée, de l'ondulation, de l'oscillation lente.

Loin d'une apparente simplicité, le miracle des compositions de cet album est de provoquer une sensation de coulé, d'ondoiement, de mouvement épuré, de fragile retenue. Peu d'albums provoquent de telles sensations.

Simple amateur de musiques, je ne maîtrise ni le vocabulaire ni les codes de la critique et encore moins les subtilités des références musicales. Mais il me semble que Lou trace une voie originale dans la chanson pop française. Un quatrième album serait en préparation. Je l'attends avec impatience.

Les trois albums de Lou sont en écoute et disponibles sur sa page bandcamp. Ne vous en privez surtout pas.

09.06.2014

Books Review : "Les enfants de Hansen" de Ognjen Spahić

enfantshansend.jpg?itok=ZeyHH8RFComment convaincre de lire un roman ? En vous promettant seulement que vous ne sortirez pas indemnes de celui-ci. Sombre, dur, poétique, magnifiquement écrit et traduit, ce livre offre des instants où l'on comprend que la littérature nous dit bien plus de choses sur le monde où nous vivons que peut nous en dire bien souvent la science – ne croyez pas pour autant que je suis un opposant au travail scientifique !

Hansen, c'est le nom laissé par un médecin norvégien à une maladie et au bacille responsable de celle-ci, redoutée, incurable pendant longtemps et responsable du rejet de ceux qui en sont les victimes : la lèpre.

« Les enfants de Hansen » nous plonge dans la vie, les tourments, les espoirs d'hommes et de femmes vivant dans l'une des dernières léproseries d'Europe située en Roumanie à la période où le régime de Ceaucescu va s'effondrer. Servi par une intrigue et des personnages passionnants, ce livre est bouleversant, dur, à la limite de l'insoutenable parfois. Des scènes sont tout simplement extraordinaires à la fois par leur comique quasiment absurde mais aussi par leur tragique – celle où un lépreux court vers la foule en chantant par exemple. On pourrait y voir une métaphore du régime de Ceaucescu et de sa chute mais il s'agit bien plus que cela, ce livre nous parle de notre condition. Pour autant, l'espoir et la lumière ne sont pas absents de ce roman. A vous de les découvrir en le lisant !

« Les enfants de Hansen » de Ognjen Spahić, éditions Gaïa, Traduit du monténégrin par Mireille Robin et Alain Cappon, 2006.

Music : "Citizen Helene", une étoile dans la nuit.

En cette journée pluvieuse et orageuse qui s'étire, je réécoute cette voix chaude et sensuelle. Le vent pousse des nuages noirs, l'orage menace, les chansons de « Citizen Helene » s'élèvent douces et limpides.

Parfois, dès les premières notes chantées, vous sentez un instant magique vous saisir, vous happer. Vous savez que vous n'aurez qu'une seule envie : le retrouver même si, à peine né, il est à jamais disparu. Vous restez là, étonné, incapable d'analyser l'émotion ressentie, littéralement pris par la voix et les harmonies. Ces instants lumineux et soyeux sont offerts par de rares artistes. Helene Bradley, auteur-compositeur, guitariste, interprète, est de ceux-là : voix suave, nuances du chant, compositions délicates, atmosphères mélancoliques, poétiques aux accents jazzy et folk.

Bientôt les éclairs vont zébrer le ciel sombre, et puis la nuit tombera, les notes de « Sunday Morning Light » résonneront encore. Une voix en or hantera l'obscurité.

Ep éponyme disponible sur sa page bandcamp en espérant un jour un album. Il est impossible qu'une voix telle que celle-ci reste méconnue.

08.06.2014

"Hot Dreams" by Timber Timbre.

Nul n'est besoin de présenter ce dernier album qui a fait l'objet de multiples chroniques dans revues et blogs. J'ai suivi Timber Timbre depuis l'époque où le succès n'était pas encore aussi large que maintenant.

Décontenancé par le premier titre "Hot Dreams" dévoilé avant la sortie de l'album puis un peu agacé du concert de louanges dans la presse et les blogs musicaux, bien souvent prompts à encenser les groupes ou artistes dès lors que le succès commercial est au rendez-vous, j'ai bien failli ne pas l'écouter !

Heureusement, j'ai cédé et je ne le regrette pas.

Il y a cette voix unique et cette musique cinématographique.

Des titres superbes tels "The Three Sisters", "Beat the Drum Slowly" ou bien encore "Curtains?!"

 

 

Music Albums Review : duo RØST, Ditte Rønn & Søren Bebe

Il y déjà presque deux ans, j'ai écrit un texte qui connut de multiples versions. Un texte inspiré par l'écoute du duo danois RØST composé de Ditte Rønn et Søren Bebe. Chacun de ces artistes a aussi tracé sa voie musicale que je présenterai dans cette chronique.

Voici l'une des versions de ce texte qui n'a pas disparu du monde numérique en guise d'introduction, accompagnée de l'une des chansons qui l'inspira.

Voce

Posée sur le silence

une note de clavier

délicate éphémère

dissipe la brume qui couvre la plaine assoupie

Au loin

à peine visible

un océan de souvenirs amers

que trouble l'écume grisâtre des vagues

Dans l'immensité

plus douce que la peau des paupières

une voix de femme s'élève

Lentement

la mélancolie s'insinue

le chant emplit l'espace

cristallin

et l'air vibre d'arpèges lumineux

Quelque part

lancinant

le son d'un portail abandonné

qui grince sous le vent

Les vocalises se déploient résonnent s'éteignent

Murmures

La note retentit encore

suspendue

puis meurt

Ne demeure précieux

qu'un instant fragile de bonheur.

La collaboration des deux artistes danois a donné naissance à trois albums. « Improvisationer » en 2009 composé de 12 titres piano-voix où le jeu de Soren et la voix chaude de Ditte font merveille comme dans le très beau « Seks » :

Le magnifique « Drømte mig en drøm » paraît en 2011. Le duo revisite magistralement des titres traditionnels, appartenant au folklore danois. Le disque est ouvert par le somptueux « Jeg gik mig ud en sommerdag » et offre avec ses huit titres des ambiances splendides :

En 2013, paraît la musique composée par le duo pour « Dokumentaristen » un spectacle écrit et mis en scène par la compagnie théâtrale danoise « Team Teatre ».

Mais, chaque artiste développe aussi ses projets personnels.

L'année 2012 voit le premier album solo de Ditte Rønn paraître : « Echoes of Madeleine » avec la collaboration de Sune Skuldbøl Vraa Nielsen. 

Douze titres le composent dont les très beaux « Here I Am », « Emotianal »,« Recovering », « I Go As Deep As I Can Go », « The Sea », « Be Kind » ou « I Won't Tell ».

Variant les ambiances, le disque montre les talents de chanteuse, d'interprète et de compositrice de Ditte Rønn.

 

Quant à Søren Bebe, il poursuit sa carrière de pianiste mais aussi de compositeur. Il connaît un succès de plus en plus important avec son trio, notamment avec l'album "A Song for You" paru en 2012 qui comporte de lumineuses compositions :

 

 

Concision 4

Le mal se terre

Cicatrice sur la peau

Corrode les chairs.

Discovery : "Oh, Rose", EP "That Do Now See"

Il y a quelque chose qui fait penser au folk d'Angel Olsen à ses débuts, peu-être le chant d'Olivia Rose. Il s'agit du second EP de ce groupe qui a signé récemment sur un label.

Le second EP "That Do Now See" mérite qu'on prenne le temps d'écouter au moins deux titres : celui  ci-dessous et celui qui donne son nom à l'EP.
Disponible en name your price sur la page bandcamp.
A suivre.

 

04.06.2014

Concision 3

Dans la lumière
rasante feuille rousse
flotte légère.